Le jour où le poste génial ne l’est plus …

images[1]Lorsque l’on a ce que son entourage considère comme un bon poste, se fixer et le garder semblerait la réaction logique. Après tout,  ce que la plupart des gens veulent,  vous l’avez, et donc que vouloir de plus ? S’il est vrai que la plupart des personnes se positionnent sur un poste sécurisant, certaines ne s’en satisfont pas. En effet, leur quête est de trouver un travail qui puisse nourrir une passion. Un travail qui ait du sens et un intérêt qui vont bien au-delà du bulletin de paye.

Chacun recherche un emploi correspondant à ses exigences en termes de niveau de vie et  non pas de survie : survivre, c’est se contenter de continuer, de tolérer la règle toute la semaine du lundi au vendredi, et passer le weekend à se désintoxiquer émotionnellement et mentalement.

Pour celui qui a l’ambition d’amorcer un vrai virage professionnel, voici quelques idées destinées à l’ aider à se libérer du poste génial qui finalement n’est pas du tout génial pour soi.

Accepter que cela ne marche pas

La première chose à faire est de reconnaître que “ça ne le fait pas”. Indépendamment de ce que d’aucuns pourraient ressentir ou apprécier, on est seul « maître à bord » de sa propre vie. Si vous écoutez les autres, qui probablement n’auraient pas le courage de prendre le « lead » sur leur propre cheminement, vous vous faites du tort. N’est-il pas temps de cesser de vivre le rêve d’un autre pour vous concentrer sur le vôtre ?

Ne pas se laisser définir par son emploi

On pose un acte en acceptant un poste différent, on n’en devient pas différent pour autant. Dans bien des cas, le soi-disant bon job pousse à compartimenter, à développer en soi deux individus différents. Le professionnel à plein temps dans la journée n’est que l’enveloppe de qui l’on est réellement.  Ensuite restent les soirées et les weekends pour déployer sa vraie personnalité. Ce n’est pas facile de gérer ce genre d’ambivalence. Il ne s’agit pas de travailler tout le temps ; il s’agit d’être 100% soi-même pendant 100% de son temps.

Prendre conscience que l’argent ne fait pas le bonheur.

Gagner beaucoup d’argent ne signifie pas accéder à une bonne qualité de vie. Les bons postes, et particulièrement ceux qui sont bien payés, peuvent garder enchaîné à une vie, ce qui n’a rien à voir avec celle que l’on rêve pour soi. Accepter les injonctions, conversations, la médiocrité sur base d’un plein temps et penser qu’il reste bien suffisamment de durée de vie pour vivre est très dur quand on y pense. L’argent permet de prendre soin de soi et les siens, mais l’argent seul ne peut pas suffire à procurer le style de vie dont nous avons besoin pour nous sentir comblé.

Se dégager du piège d’un poste mauvais pour soi demande de se représenter le succès en fonction de ses propres valeurs plutôt que de s’établir passivement. Il s’agit d’expérimenter le fait de trouver un emploi qui réponde à ses besoins financiers et qui soit aligné avec ses centres d’intérêt et priorités.  Même si cela donne l’impression de devoir choisir entre une carrière passionnante et une qui vous permet de bien gagner sa vie pour satisfaire tous ses besoins, refusez de croire à cet alternative. La bonne nouvelle est que oui, il est possible de quitter un bon poste quand il devient toxique pour soi.

La deuxième bonne nouvelle est que vous êtes la clé de votre propre liberté …

D’après Tai Goodwin
Source :   http://www.careerealism.com/good-job-turns-bad-trap/#34bO4pUU96WXigsz.99

LE TRAVAIL NOMADE

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Photo : Néo-nomade

L’outil électronique permet le travail à domicile et indépendant ; il a ses limites d’autant plus que l’homme a besoin de contacts. La solution : le coworking ou travail nomade

Je l’ai évoqué dans un récent article : il est de plus en plus question de travail en entreprise sans e-mail. Ce matin encore j’échangeais avec une amie ingénieure qui estimait que son manager occupait ses journées à éplucher, répertorier et classer ses mails ; sans aller jusque-là, car je pense que c’est un peu caricatural, il est certain que ce mode de communication chronophage doit laisser la place à un canal de communication plus pertinent.

Les mails automatisés (réponses standard d’absence ou d’accusé de réception de candidature) sont un palliatif mais un palliatif frustrant. Je m’en suis rendue compte récemment en recevant un courrier papier, en l’occurrence pour moi une réponse négative à une demande d’emploi, ce qui m’a fait l’effet d’un cadeau, en tous cas d’une marque de reconnaissance au point d’en faire état à mon entourage.

Ceci étant, que faire pour se passer de mails, à une époque où on ne peut plus imaginer, à l’instar du réfrigérateur ou des couches culotte, de s’en passer ? En entreprise, une des réponses et peut être LA réponse se trouve pour des entreprises comme ATOS ou Microsoft dans les plateformes collaboratives. A titre privé, c’est une autre histoire …

Depuis que je n’utilise plus qu’une seule boîte mail censée être ma boîte privée, je peux mesurer le nombre de messages inutiles, « polluants », qui l’investissent quotidiennement. Et j’ai beau régulièrement reprogrammer les expéditeurs en spams, ça ne s’arrête pas. Les gentlemet marketeurs ont une ingéniosité et une créativité remarquables … (et quelques connaissances techniques aussi !)

Et puis voilà que tout s’enraye : une dispute avec mon conjoint qui n’a pas reçu mon email, ce qui a créé un qui-pro-quo incroyable et une soirée gâchée. Une opportunité professionnelle ratée parce que l’employeur m’a envoyé un message plutôt que de me téléphoner et que mail a été interprété directement en spam par mon ordinateur. Conclusion : l’email ne fait pas tout et pour ce qui est important mieux vaut revenir au téléphone même s’il est a priori plus intrusif et plus chronophage.

Et donc, l’entreprise peu à peu se met à la communication via une plateforme collaborative : BlueKiwi, Yammer, sharepoint … pour ne citer que les plus connus (en tous cas de moi).

Mais que faire sans email lorsque l’on est freelance et que l’on travaille seul ? Comment continuer à communiquer avec l’extérieur ?

C’est là que le travail collaboratif entre en scène. Ou plus exactement le Coworking, très développé au Canada. Celui-ci permet de créer une activité économique au coût le plus bas et probablement plus efficacement que depuis chez soi.

« William Lachance (**) est un programmeur informatique indépendant. Pendant quelques années, son chez-lui et son bureau ne faisaient qu’un. De quoi devenir un peu fou, raconte-t-il. «La solitude me pesait. J’avais besoin de voir d’autres personnes.» Il a trouvé une solution en louant un espace de travail à Station C, un des premiers lieux de coworking qui a ouvert ses portes à Montréal en 2008. «Ma qualité de vie s’est grandement améliorée», affirme William Lachance. »

Outre l’avantage de gérer son propre projet tout en étant en immersion et en partageant des moyens,  formule existant en France sous forme de pépinières, couveuses et autres incubateurs, la formule du coworking peut aller beaucoup plus loin. L’espace de travail peut mettre à disposition des infographistes, développeurs, comptables, spécialistes de droit, de RH … Sans oublier la machine à café autour de laquelle, c’est bien connu, s’échafaudent les plus grands projets.

Le coworking permet l’immersion dans une communauté tout en étant absolument autonome dans son projet. La formule permet de sortir de chez soi et le cas échéant de tisser un réseau, ce qui reste plus compliqué si l’on travaille avec son smartphone dans son 2 pièces. En revanche, si l’on a besoin de calme et de confidentialité, mieux vaut encore travailler dans l’Eurostar, je pense.

Moi qui partage déjà ma voiture via Oui Car et envisage de partager ma place de parking via moi-même … j’essayerais bien le coworking qui est bien dans cette mouvance du collaboratif et du partage…

D’ailleurs, pour ceux qui n’auraient pas compris : je suis RRH à temps partagé !!!

(*) http://www.cadre-dirigeant-magazine.com/recruter-un-cadre-manager/manager-vos-cadres/microsoft-et-atos-testent-aux-pays-bas-le-zero-email-interne/

(**) Exemple pris dans la revue Lapresse.ca, dans un article signé de Marie Lambert-Chan