Voici pourquoi les questions du recruteur ne doivent pas vous faire peur …

Voici un article inspiré d’un papier de Amanda Haddaway, Careerrealism.com. J’ajoute mes propres commentaires aux recommandations ! Car il me semble qu’en soi, l’article n’est qu’une synthèse sans grande valeur ajoutée de ce que tout le monde sait désormais en matière d’entretiens d’embauche.

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Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des employeurs à faire des interviews basées sur le comportement du candidat afin d’en apprendre plus sur son passé pour évaluer sa performance future ; alors que d’autres entreprises et recruteurs continuent à semer leurs entretiens de pièges pour évaluer la capacité du candidat à tenir le poste à pourvoir.

Même s’il est impossible d’anticiper toutes les questions susceptibles d’être posées durant le processus de recrutement, je vous encourage à vous préparer à quelques-unes des questions les plus compliquées afin d’éviter de vous faire déstabiliser.

photo piquée

1. Quelle est votre plus grande faiblesse?

Il n’est jamais facile de répondre à cette question mais sur la forme, il y a lieu de rester honnête avec le recruteur.

Personne n’est parfait et donc il est facile de mettre le doigt sur ce que l’on peut améliorer. Essayez de ne pas donner d’information qui puisse vous nuire ultérieurement. Parlez de quelque-chose dont vous êtes en train de prendre conscience et sur lequel vous travaillez.

Personnellement je ne cherche pas à citer un défaut qui n’en est pas un. Par exemple le perfectionnisme qui selon le sens du vent peut être un défaut transformable en qualité et que j’ai toujours pensé suspect. Je reste franche en disant que je suis souvent trop rapide, ce qui n’est pas forcément super efficace parce que source d’erreurs. Je dis que je m’ennuie vite et que du coup j’ai besoin de variété (que ne propose pas toujours le poste). Je raconte le problème et ses conséquences, et je fais confiance au recruteur pour qu’il trouve mes faiblesses, c’est selon,  sympa, touchantes ou … humaines.

2. Comment gérez-vous le stress ?

Généralement, les recruteurs cherchent à obtenir une réponse qui les rassure sur votre capacité à traiter des priorités multiples simultanément aux projets qui vous ont été confiés. Une réponse affirmant que le stress fait partie de la vie et que vous savez gérer les défis du poste et faire la part des choses entre vos projets professionnels et votre vie privée peut être la juste réponse qui vous rapprochera du poste.

De mon côté je dis que le stress m’intéresse en tant que composante du poste et qu’un de mes objectifs est de faire baisser le stress de l’équipe qui me sera confiée afin qu’elle soit bien plus performante. Je dis aussi que je ne sais travailler que sous pression (je ne dis pas que la pression, je me la mets moi-même).

3. Racontez-moi la fois où vous avez pris une mauvaise décision

Ce n’est probablement pas la décision en elle-même qui intéresse le recruteur mais plutôt la façon dont vous vous en êtes sorti et le résultat obtenu. Cette question permet d’évaluer votre capacité à résoudre des problèmes et à trouver des solutions.

Spontanément je dis que je pense
avoir pris beaucoup de mauvaises décisions ayant impacté ma vie personnelle mais que professionnellement je n’ai pas vraiment eu à me confronter à une décision que je n’aurais pas dû prendre.

4. Questions concernant la loyauté, l’honnêteté et le bon jugement

Les employeurs souhaitent recruter des personnes intègres, ayant une éthique ; ne vous avisez pas à penser qu’on vous envoie un boomerang lorsque le recruteur vous demande si vous avez déjà menti dans votre vie ou avez eu un dilemme moral.

Comme pour la plupart des questions, l’honnêteté est la meilleure politique dans ce genre de questions.

Je suis complètement d’accord, l’honnêteté est la seule réponse possible. Sauf qu’en situation professionnelle je n’ai pas du tout le souvenir d’avoir caché des choses ou d’avoir eu de dilemme. Mais j’ajoute que cela ne me met pas à l’abri d’une telle situation, et donc que si le cas se présentait, je m’efforcerais d’être transparente et tenterais de résoudre le problème de façon collégiale. Prendre une décision qui touche à la morale sans consulter quiconque est pour moi une forme de dictature. Et je me refuse à prendre des décisions pour le compte de quelqu’un d’autre.

5. Parlez-moi de vous

Cette question apparemment simple n’est facile à traiter que lorsque l’on s’est préparé et que l’on a pratiqué la technique consistant à inclure quelques coups de projecteurs sur sa carrière professionnelle. Voir quelques informations complémentaires pour ceux qui comprennent l’américain : carrière professionnelle.

Vous avez là une opportunité de souligner vos meilleures réussites, donc profitez de cette question si elle vous est posée pendant l’entretien.

Ma meilleure réussite est d’avoir repris mes études à plus de 40 ans et d’avoir obtenu le Saint Graal pour exercer un métier que j’aime énormément quand il peut être exercé dans de bonnes conditions, à savoir HUMAINES. Ensuite ma meilleure réussite à été, tant que j’ai été en poste, d’être la « go-to person », la personne vers laquelle se tournaient les collaborateurs lorsqu’ils étaient confrontés  un problème … professionnel, personnel, existentiel. Mais je ne suis pas sûre que tout recruteur puisse se satisfaire d’une telle réponse. Je peux en inventer plein d’autres, mais la seule qui soit honnête serait celle-ci.

6. Questions concernant vos employeurs ou collègues précédents

Il se peut qu’un recruteur vous interroge sur ce que vous n’avez pas aimé d’un manager ou collègue lors de votre passé professionnel. Ce genre de question permet d’estimer la façon dont vous collaborez ; soyez diplomate dans votre réponse et surtout ne faites aucun commentaire négatif qui puisse se retourner contre vous.

Une autre façon de vous préparer à un entretien compliqué est d’enquêter auprès de vos amis sur les questions les plus surprenantes auxquelles ils ont eu à répondre. Etonnement garanti !

A vos plumes, donc !

Deux anecdotes pour terminer :

En 2006 j’étais à un tournant professionnel et j’ai cherché un temps à changer d’employeur. Je venais de perdre ma sœur et avais été chassée par une start-up dans le domaine de l’électricité « propre ». Velcan. Les échanges avec le DG étaient riches, vifs. Soudain le monsieur se met à parler en anglais ; qu’à cela ne tienne, je réponds, je développe. Et je me rends compte que mon anglais est meilleur que le sien … lui aussi qui est bien vite repassé au français. Pour se reprendre, il me propose d’examnier un peu plus ma vie personnelle et me demande si j’ai des frères et sœurs. Oui, j’ai des frères et sœurs. Mais je venais de perdre ma sœur Catherine très peu de temps auparavant, je n’avais pas fait mon deuil, j’avais « la haine », et donc je lui dis tout de go : « Monsieur, j’ai enterré ma petite sœur il y a 10 jours ». Le recruteur ne savait plus trop à quelle branche se raccrocher. Et ce naturel qui me caractérise ne m’a pas empêchée de décrocher le poste … que finalement j’ai refusé. Mais c’est une autre histoire …

En 2011, j’ai été chassée par une entreprise renommée dans le milieu de la formation continue. C’est le DRH qui m’a reçue. J’ai dû dire deux phrases, peut être trois à mon propos ; le reste, c’est lui qui l’a dit. Sa seule question, si j’étais du matin ou du soir. Je suis du matin. Qu’on se le dise !
Mais, presque trois ans après, j’attends toujours sa réponse formelle …

Ce qui nous amène à un post que je publierai ultérieurement :
l’étiquette en matière de recrutement …

 

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