Pourquoi des gens pourtant géniaux n’accèdent pas à des postes géniaux : 5 raisons pas tellement avouables

Depuis quand cherchez-vous un nouvel emploi ? Avez-vous l’impression d’être sur des montagnes russes sans jamais en voir la fin ? Il se pourrait qu’il y ait des raisons totalement irrationnelles, sans aucun rapport avec la « crise », pouvant expliquer, d’après le site careerrealism.com, pourquoi votre recherche ne se déroule pas selon la feuille de route que vous aviez élaborée.
L’universitaire Peter Cappelli écrit que « la raison la plus évidente pour laquelle des gens de qualité n’obtiennent pas les emplois pour lesquels ils seraient légitimes est à attribuer au fait que les recruteurs rédigent les fiches de postes de telle manière que les candidats devraient déjà avoir occupé le poste avant de postuler« . Houlala.
S’il vous est déjà arrivé de candidater à un emploi qui ne présentait pour vous aucune difficulté en termes de compétences sans jamais avoir eu de retour, il se peut que vous n’ayez pas eu le niveau d’expérience exact exigé par l’entreprise. Les organisations en quête de perfection plutôt que de potentiel sont un obstacle dans le long et difficile parcours de la recherche d’emploi. Voici 5 autres vérités dérangeantes expliquant pourquoi des gens extraordinaires n’obtiennent pas toujours les jobs à leur mesure.
1. Des changements entraînent des revirements de situationLa personne en charge du recrutement avec laquelle vous avez échangé est sur le point de quitter la société. Le manager auprès duquel vous avez ressenti un très bon niveau de communication est promu, vous ne le reverrez plus. Un nouveau directeur est nommé qui restructure le département dans son intégralité. Un changement d’acteurs peut provoquer des revirements imprévus impactant vos chances d’être embauché.Que faire ? de nombreux changements chez votre employeur de rêve vous mènent sur un long chemin qui aboutit à une impasse. Utilisez les réseaux sociaux pour tenter d’identifier quelqu’un que vous pourriez connaître au sein de l’organisation ou pour voir si vous connaissez quelqu’un qui aurait un contact et appuyez-vous sur le réseau pour entrer par la petite porte, si la grande s’est finalement fermée.

2. Des consultants en recrutement inexpérimentés sont les gardiens du temple
Un consultant raconte qu’avec ses 15 ans d’expérience dans le recrutement il s’était remis sur le marché du travail. Il envoya sa candidature pour un poste dont il savait qu’il correspondait à 100% des prérequis. Il reçut des RH un email standard de « merci mais non merci ». Surpris, il envoya son CV à un directeur de la même société et qui faisait partie de son réseau. 6 heures plus tard, il était convoqué à un premier entretien.

Que faire ? Souvent, les recruteurs sont les premiers à examiner les candidatures ; s’ils ne relient pas tous les pointillés entre eux, votre CV termine à la corbeille. C’est pourquoi, customiser votre CV et votre LM pour leur faire explicitement comprendre pourquoi vous êtes fait pour ce poste en particulier, peut être extrêmement utile. Facilitez la tâche des recruteurs en leur montrant vos compétences et votre expérience avec leurs propres mots. Adaptez votre langage au leur.

3. Vous êtes en concurrence avec des candidats internes
Quelle est la menace la plus grande ? Les candidats en poste. Même si vous êtes la personne la mieux placée pour occuper le poste, même si en plus vous avez fait un « sans faute » en entretien, voilà que tout à coup quelqu’un qui a déjà un job dans l’organisation au sein de laquelle vous souhaiteriez continuer votre parcours, se montre intéressée et éligible, et  … Boum, c’est fini. Cela m’est arrivé bien des fois, en tant que RH alors que j’étais en plein processus de recrutement, et en tant que candidate. Quel que soit le point de vue d’où l’on se place, c’est très perturbant.

Que faire ? C’est d’une banalité affligeante : ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier. Continuez à réseauter, à chercher et à travailler vos possibilités de poste. Rien n’est jamais facile et tout votre travail peut être remis en cause en une seconde.

4. Penser global et acheter local
Tous les excellents candidats ne vivent pas toujours à proximité du poste qui leur conviendrait. Aujourd’hui le débat tourne autour du télétravail, de la productivité, de l’implication etc. Celui qui cherche un emploi peut être écarté simplement parce qu’habitant un peu loin, il aura des difficultés à être à l’heure ou demandera à travailler à distance. Un employeur peut penser cela, même s’il s’agit d’un préjugé, personne ne peut rien contre cette façon de voir les choses.

En tant que RH je rappelle qu’il est discriminatoire de demander à un candidat où il habite mais dans les faits, comment et surtout pourquoi le cacher ?

Que faire ?  Même si vous êtes volontaire pour déménager, des entreprises peuvent choisir de recruter des candidats du bassin d’emploi parce qu’ils peuvent prendre leurs fonctions plus vite et ont déjà des attaches dans la zone. La frustration est grande mais on ne peut rien contre cette réalité. Si vous envisagez de déménager, assurez-vous de bien communiquer sur ce projet (et non pas sur une velléité), et ceci du début à la fin du processus de recrutement.

Photo Pascal Thénault

5. On ne peut contrôler l’incontrôlable

Fusions, développements technologiques, gel des recrutements, perte de papiers, performance financière insuffisante, départs à la retraite et catastrophes naturelles peuvent tous être des raisons invoquées lorsque le processus de recrutement cesse avant d’aboutir.

Que faire ?  Personne ne peut contrôler Mère Nature ou quiconque, d’ailleurs. On ne peut que se contrôler soi-même. C’est difficile, mais il faut faire preuve de patience ou sinon passer à autre chose.

Du début à la fin du processus, il y a tant de choses qui peuvent mal se passer dans la recherche d’un emploi. Et, finalement, il y aura LE recrutement qui se passera miraculeusement bien. Certains pourraient dire que c’est une question de timing, de synchronicité … Mais il faut bien d’autres ingrédients que la chance à ses côtés. Chaque entretien auquel vous êtes convié est une occasion de briller et toute offre est le résultat de beaucoup de travail, de patience … et d’un peu de chance.

 

Votre manager vous propose de prendre une équipe ? Formez-vous avant !

Je m’apprête à compléter ma palette de compétences et valider une formation de formatrice en management opérationnel.

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Lorsque l’on souhaite évoluer depuis son poste actuel, le management est l’un des choix possibles ; le nombre et la variété des formations sont quasi infinis. Il y a autant de styles de formation que de styles de managers. Devenir manager, c’est prendre la responsabilité de la gestion et de la supervision de salariés en général (par exemple prendre la tête d’une équipe de production) ; cela peut vouloir dire pilote rune équipe de spécialistes (par exemple un groupe de techniciens en informatique) ou encore la gestion de projets voire de process.

Pour toutes ces variétés de managers, il existe des formations courtes ou plus longues, des formations pour débutants et pour expérimentés des formations spécialisées : on ne gère par un département informatique comme un département de vendeurs en grande consommation. En d’autres termes : la formation parfaite, pour être manager quelle que soit l’activité n’existe pas.

Xander Wierenga, superviseur de centre d’appels chez un courtier en assurances, raconte (www.carrieretijger.nl) :

« En tant que collaborateur sénior d’un centre d’appels, j’avais déjà commencé à former des nouveaux collaborateurs. Mon manager me demanda alors si cela m’intéresserait d’évoluer vers une position de management. J’étais bien entendu très flatté mais sa première consigne fut : cherche une formation pertinente et reviens avec une proposition ! que devais-je choisir ? Quelque chose dans le domaine des assurances ? Ou une formation spécifique au management des centres d’appels ?”

Comment trouver la meilleure formation au management en fonction de votre propre situation ?

Voici une série de questions à vous poser pour vous faciliter la prise de décision quant à la formation la plus adaptée à vos besoins :

  • Quelles sont vos compétences actuelles ? Quelles sont les connaissances, aptitudes et compétences pour lesquelles vous avez le niveau pour accéder à une promotion ? Quelles sont les tâches qui vous demandent peu, voire aucun effort ? Sur quels axes de performance êtes-vous (et votre manager) satisfait ?
  • Vers où souhaitez-vous aller ? Voulez-vous continuer à évoluer vers une fonction de leadership, et cela est-il très important pour vous ? Dans ce cas, prenez connaissance des compétences nécessaires pour acquérir du leadership.
  • La fonction de manager que vous pourriez remplir est-elle très spécifique ? Il est important d’avoir au préalable une image très précise du type de fonction managériale que vous souhaitez exercer. Cela dépend également de la branche ou du département au sein duquel vous évoluez ou prévoyez de travailler. La plupart des bons centres de formation proposent leurs formations par ordre alphabétique. Cherchez la formation qui semble s’approcher le plus de votre domaine d’activité en recherchant par compétence.
  • Vous souhaitez changer d’environnement de travail ou évoluer vers un nouveau métier ? De quelles compétences disposez-vous à ce jour pour une mobilité ? Le pas est-il grand ?
  • Vous connaissez les compétences que vous possédez. Quid de celles que vous devez encore acquérir ou développer ? Vérifiez ce qui semble le plus pertinent : faire quelques formations ponctuelles sur les sujets sur lesquels vous devez vous muscler, ou vous engager dans une formation globale de management. Cette option est plus longue, plus coûteuse. Mais à long terme peut être plus efficace en fonction de votre projet.  Les organismes de formation sérieux sauront vous donner des conseils et des idées de prix. Votre service RH pourra également vous orienter utilement.

Ensuite, voici mes préconisations personnelles : choisissez une formation au management opérationnel, qui vous permettra de mettre en oeuvre les pratiques que vous apprendrez dans quasiment toutes les circonstances. Choisissez un organisme qui véhicule des valeurs : le courage, zéro langue de bois, l’empathie, l’affirmation de soi, la fermeté, la tolérance.

Je reviendrai sur le sujet –certificat en poche, soit dans un mois !