La 25e heure ou « l’avenir appartient à ceux qui travaillent moins »

Non, il ne s’agit pas du dernier thriller …

Quoique : ce petit opus est un véritable « pageturner ».

Qui refuserait d’investir une heure de son temps pour gagner plusieurs heures de travail par jour ?

C’est ce qu’ont pensé 3 compères, les 3D, Guillaume Declair, Bao Dinh et Jérôme Dumont, qui en un weekend ont rassemblé toutes les idées recueillies auprès de 200 « startuppers » pour en faire un ouvrage drôlement bien fichu qui vous fait vivre une aventure formidable, presque un jeu de piste : ils vous mettent au défi d’automatiser tout ce qui peut l’être, de prioriser, d’obéir à Pareto et se souvenir de Parkinson, pour rester sur ses objectifs, ne pas procrastiner, faire le job sans en faire trop pour protéger sa santé et son temps, les deux seuls bien qui soient vraiment essentiels et qui nous manquent tant.

Les 3D nous apportent sur un plateau une multitude d’applis destinés à automatiser au maximum tout ce qui peut l’être et qui est sans valeur ajoutée. Nous dissuadent de classer nos documents puisqu’avec la fonction recherche on retrouve bien mieux une pièce qu’en passant du temps à se souvenir de la logique de son arborescence. Nous rappellent qu’une réunion doit avoir un objectif et que ce n’est que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution qu’on y a recours. Nous invitent à nous poser la question de savoir s’il ne vaut pas mieux attaquer un dossier difficile dès le matin lorsqu’en général on est en forme plutôt que de passer la première heure à lire et à trier ses mails … d’autant que le tri peut lui aussi se faire de façon automatisée.

Personnellement j’ai déjà progressé. Désormais, pour faire mes traductions, j’utilise GoogleTrad. D’un simple clic tout mon document passe du Français au Néerlandais. Il me suffit alors simplement de relire et de modifier ce qui sent la mauvaise traduction et donc désormais je gagne 80% du temps que j’y consacrais jusqu’alors. Avec probablement un travail de meilleure qualité. Ceci ne doit pas arriver aux oreilles de ma DRH, je compte sur vous.

D’aucuns me diront : un livre de plus sur « comment bien gérer son temps ». A cela je réponds : si vous ne trouvez pas une astuce par page, je vous rembourse !

 

Jérôme est co-fondateur de l’agence de développement mobile One More Thing Studio. Il a fait son premier Burning Man il y a 10 ans et un tour du monde tout seul en sac à dos, il organise le festival libre Opal aujourd’hui. Guitariste, motard et magicien à ses heures perdues.
Bao est directeur Europe, Moyen-orient et Afrique de l’appli de réservation d’hôtels à la dernière minute HotelTonight. Il a fait un tour du monde avec une valise à roulettes et aime inviter des cuisiniers de Top Chef chez lui pour essayer de choper leurs tips.
Guillaume est co-fondateur du média Merci Alfred et de la marque de mode responsable Loom. Il est aussi co-auteur des Topos, des articles longs mais pas (trop) ennuyants sur des sujets comme l’éducation ou le bonheur.

 

 

Faire bouger les mentalités … via le bulletin de paie

ecobon_lineTout chef d’entreprise, tout DRH, se préoccupe, en France, d’optimiser sa masse salariale.  Entre autres, en prévoyant des avantages, monétaires ou non, échappant à la pression sociale/fiscale que les éléments de salaire « traditionnels ».

C’est ainsi que l’on peut avoir recours à l’intéressement, qui met en lien direct l’atteinte d’une performance et une prime échappant aux cotisations et au fisc. C’est ainsi que certaines organisations proposent, via leur CE ou non, des chèques cadeaux, des chèques vacances, des chèques culture, des abonnements …

Tous ces dispositifs sont bien entendu limités en nombre et en montant, et strictement encadrés, du fait qu’ils ne profitent pas à la collectivité de par leur exonération de toute charge. Quelque part, le bénéfice revient uniquement au collaborateur et à l’entreprise, à l’exclusion de tout gain pour la collectivité.

En Belgique les entreprises font face au même genre de problématique mais vont un peu plus loin dans les périphériques de rémunération en introduisant un principe gagnant-gagnant : la plupart des conventions collectives en effet, distribuent à leurs salariés, une fois par an, des « éco-chèques ». Qui profitent au collaborateur et à l’organisation du fait de leur exonération mais aussi à la collectivité toute entière de par l’objectif qu’ils nourrissent.

De quoi s’agit-il ? Comme pour la France, il s’agit de chèques distribués par les entreprises permettant aux salariés d’acheter, plutôt que des produits ou services classiques, des produits écologiques, issus de l’économie du développement durable. Acquérir des produits de nettoyage, des produits alimentaires bio, bien sûr, mais pas uniquement. Par exemple, un ménage souhaite s’équiper d’un lave-linge moins gourmand en ressources que celui qu’il possède, pourra les utiliser pour l’achat. On peut penser également aux vélos électriques, aux containers à compost etc. Un hôtel dont les installations et prestations s’inscrivent dans une politique de développement durable sera fondé à accepter les éco-chèques en paiement des nuitées. Certains hôtels, d’ailleurs, proposent à leurs clients des points d’éco-chèques à condition qu’ils baissent le chauffage ou acceptent d’utiliser leurs serviettes pour tout leur séjour. Réduction de coûts pour la collectivité, avantage pour l’utilisateur, dynamique RSE pour l’organisation, tout le monde y gagne.

Chaque salarié se voit attribuer, s’il travaille à plein temps, 250€ par an maximum. N’est-ce pas là un bon début pour une initiative pédagogique, qui incite la personne à se comporter de façon citoyenne ? C’est en proposant des nouvelles habitudes aux gens que l’on les incite à abandonner leurs anciennes pratiques, d’autant plus si ces nouvelles habitudes sont subventionnées en quelque sorte.

Moi qui cherche à innover, chez mes TPE clientes, en matière de rémunération, j’aimerais beaucoup pouvoir proposer ce type de dispositif. Ces éco-chèques sont distribués par Edenred et Sodexo en Belgique. Sous format électronique pour protéger nos arbres.

Photo Patrick Drouin

Photo Patrick Drouin