Les bienfaits de la course à pied sur le stress au travail

Le stress et la course à pied

Quand j’ai commencé à courir, je l’ai fait pour garder la forme voire l’améliorer un peu, j’avais déjà presque 50 ans. Je n’aurais jamais pensé que cela  m’aiderait également à me détendre autant. Assez rapidement des solutions à des problèmes petits ou grands s’imposèrent à moi pendant que je courais. Sans réellement me préoccuper du travail ou autres sujets d’anqoisse, les idées me venaient et ces idées m’ont aidée à rapidement avancer.

Running pour contrer le stress
Courir a la faculté de détendre et de faire baisser le stress. La plupart des coureurs, d’ailleurs, en témoignent lorsqu’ils parlent de leur stress.

Certains soulignent l’intérêt de la course à pied lorsqu’ils éprouvent le besoin d’un petit coup de pouce avant de prendre une décision. Certains ont même élaboré un entraînement sous la forme d’une thérapie par le running. Aucun coureur ne contestera le lien entre course à pied et gestion du stress.

L’action sur l’hormone du stress

Courir n’est pas seulement un très bon moyen de rester en condition mais aussi aide à générer de bonnes idées. La libération de l’hormone du stress diminue. Bizarrement il m’arrive de produire plusieurs idées à la fois avec la peur de les oublier et donc je fais vite une note sur mon smartphone. Certains coureurs utilisent la fonction enregistrement de leur téléphone pour y dicter directement une note, ce qui est encore plus rapide et facile. Tout en continuant à courir. 😉

Quand peut-on parler d’une bonne technique de running ? Et comment, à l’appui de cette technique, peut on vraiment mieux courir ? Question facile, réponse bien moins. Un entraîneur de course à pied vous regarde courir et peut vous indiquer si votre posture est efficace et vous aider à la rectifier. Si vous n’avez pas de coach comme la plupart d’entre nous, vous pouvez néanmoins garder en tête quelques règles de base.

Les avantages de la course à pied, si vous souhaitez vous détendre, sont évidents. Parmi les plus répandus :

  • Vous videz votre tête avant de commencer ; c’est plus facile par temps de grand vent (!)
  • Vous oubliez pendant un moment vos préoccupations quotidiennes
  • Vous libérez de la place pour des nouvelles idées et des solutions originales ainsi que certaines solutions à ce qui vous préoccupe
  • Et bien sûr vous améliorez votre condition et votre santé😉

La course à pied et la confiance en soi

Il est assez facile de gagner en confiance en soi lorsque l’on court. Mieux encore : courir, excellent mode de prévention du stress, représente un moyen idéal pour garder son calme en périodes de presssion. Au moment des paies, en ce qui me concerne …

J’en suis arrivée à ne plus pouvoir dissocier course à pied et confiance en moi. Surtout grâce au running, j’ai pu surmonter des époques douloureuses ou pénibles et par là-même j’ai pu retrouver ma confiance en moi. Sans savoir au moment même que mes difficultés s’étaient amoindries, aujourd’hui en prenant du recul sur ces derniers mois c’est devenu un fait que courir me donne plus d’équilibre et me permet de prendre des décisions qui,  à défaut d’être pertinentes, car qui le sait, me conviennent mieux car elles viennent de moi.

Confiance en soi en courant

Ceux qui courent des 10km, des semi, des marathons, savent que courir est un échappatoire ne serait-ce parce que l’on est fier des performances que l’on atteint qui permettent à la confiance en soi de faire de vrais bonds en avant. Certains chômeurs ont de grandes difficultés avec l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Ceux qui se lancent dans un projet tel un marathon se rendent compte qu’ils libèrent en eux bien plus que le seul sentiment (la seule réalité) d’avoir parcouru une distance énorme et sont allés au bout. En se surpassant plusieurs fois physiquement, en persévérant, on reprend le sentiment de respect de soi et d’autosatisfaction. On reprend contact avec ce que l’on vaut.

Courir avec lorsque l’on est en poste

Occuper un emploi procure du plaisir et chausser régulièrement les runnings pour aller courir en procure tout autant. Rien n’empêche, lorsque l’on change de job, en entretien, d’évoquer le fait que l’on a couru un marathon (ou les 100 km de Millau pour les plus téméraires -ce n’est pas mon cas). Cela peut parfois aboutir à de nouvelles propositions, les exemples ne sont pas si rares.

On peut entraîner ses collègues à participer à des courses de type Parisienne, Odyssea, Paris-Versailles … pour la team-building, pour la fierté de courir sous la bannière de son organisation, pour se faire sponsoriser … Pour mémoire pour participer à un semi il faut prévoir un budget d’une trentaine d’euros. Quand même.

Les événements ont une action addictive

Courir reste le fil rouge et il est conseillé de le faire 2 à 3 fois par semaine. Courir, participer à des compétitions a quelque chose d’addictif.  Au début on n’en voit pas trop l’intérêt mais après avoir connu l’expérience d’une grande fête de la course en groupe, on est très heureux. Au bout d’un moment on ratisse le web pour identifier un semi ou une course près de chez soi.

Juste pour le plaisir

Téléchargez l’application Endomondo, gratuite, qui donne les kilomètres, la distance parcourue  et la vitesse en direct si vous mettez vos écouteurs.  C’est ludique, et ça donne une idée de sa progression ou de la décision à prendre : raccrocher les chaussures de running ?

Une amie a commencé à courir parce qu’elle démarrait une dépression limite burn-out. Au cout d’un an, elle courait son premier marathon et elle n’imagine plus une vie sans courir.

Courir, c’est bien plus qu’un hobby. Cela maintient bien des coureurs à pied en équilibre et cela oblige ceux qui passent trop de temps au boulot à penser à eux (à leur corps).

Cela vaut vraiment le coup d’essayer, non ?

 

Managers : connaissez-vous le mot magique ?

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Article adapté du HARVARD BUSINESS REVIEW BLOG, Heidi Grant Halvorson 13/08/14

Les humains sont des êtres profondément sociaux — Nous sommes câblés pour nous connecter les uns aux autres et avoir le goût du travail en commun. Franchement, nous n’aurions jamais survécu en tant qu’espèce sans notre désir instinctif de vivre et travailler en équipes parce que physiquement nous ne sommes ni puissants ni courageux.

Des tonnes d’investigations ont été réalisées pour démontrer notre caractère d’ êtres sociaux. Par exemple, le spécialiste des neurosciences Matt Lieberman explique dans son opus : Social: Why Our Brains are Wired to Connect, que notre cerveau est tellement habitué à des relations à autrui qu’il traite les succès et les échecs en groupes de la même façon que des plaisirs et des douleurs physiques individuels. C’est ainsi que le fait de se sentir rejeté est interprété par le cerveau comme une souffrance de la puissance d’une bonne gifle.  — Prenez un cachet d’aspirine et vous surmonterez ce moment de crise.

David Rock, Fondateur du « Neuroleadership Institute », a identifié les sentiments de confiance, de connexion et d’appartenance parmi les catégories majeures des plaisirs et désagréments sociaux (avec le statut, la confiance en soi, l’autonomie et la loyauté). Son  enquête, le plaisir de travailler ensemble a été montré comme un préalable à une plus importante motivation, en particulier la motivation intrinsèque, cet élixir magique en termes d’intérêt, de plaisir et d’engagement qui conduit à la meilleure des performances.

En théorie, le lieu de travail moderne devrait n’être que relationnel. A l’instar de nos ancêtres chasseurs et cueilleurs, la plupart d’entre nous forment des équipes. Celles-ci doivent être une source protéiforme de reconnaissance relationnelle.

Mais voici l’ironie : alors que nous avons des objectifs d’équipe et des réunions d’équipe et alors que nous sommes évalués en fonction de notre performance en tant qu’équipier, bien peu d’entre nous réalisent réellement leur travail en équipe. Certes, bien des buts que nous poursuivons et bien des projets que nous accomplissons se font en équipes, mais contrairement aux bandes d’hommes préhistoriques qui unissaient leurs forces pour mettre à terre un mammouth, nous accomplissons aujourd’hui la plus grande partie de notre travail dans la solitude de nos espaces personnels de travail.

Et donc, en résumé, voilà ce qui est étrange en matière d’équipes. A l’ ère où les possibilités de connexions n’ont jamais été aussi grandes et pertinentes sur le lieu de travail, le travail d’équipe est quelque chose qui reste corrélé à un fonctionnement solitaire.

Donc ce dont nous avons besoin c’est de donner aux salaries le sentiment de travailler en mode équipe, et ce même si techniquement ce n’est pas le cas. Des études de Priyanka Carr et Greg Walton de la Stanford University prouvent qu’une façon puissante de le faire est de faire ceci : simplement prononcer le mot “ensemble”.

Dans leur enquête,  ces chercheurs, ont demandé aux volontaires tout d’abord de former de petits groupes puis de travailler sur des puzzles non pas ensemble mais individuellement. Aux personnes de la catégorie « ensemble psychologiquement », on avait dit que le travail se ferait en groupe tout en se trouvant dans des pièces séparées, mais en ayant la possibilité d’écrire ou recevoir de l’aide de la part d’un membre de leur équipe pour les aider à résoudre le puzzle par la suite. On ne mentionna pas la possibilité d’un travail d’équipe dans la catégorie des “isolés psychologiquement”, et on leur indiqua que les informations qu’ils demanderaient ou obtiendraient leur seraient fournies par les chercheurs exclusivement. Tous les participants travaillaient en fait seuls sur les puzzles. La seule et unique différence entre les deux groupes résidait dans le fait qu’on avait fait naître en ceux à qui on avait dit que le travail se ferait “ensemble” l’assurance qu’ils seraient plus performants puisqu’ils ne seraient pas seuls.

Les effets de cette petite manipulation furent extraordinaires : les participants de la catégorie « ensemble psychologiquement », ont travaillé 48% de plus, ont résolu avec succès plus de problèmes et se souvenaient bien mieux de ce qu’ils avaient vu. Ils dirent aussi se sentir moins fatigués et sollicités par la tâche. Ils indiquèrent en outre que le puzzle était plus intéressant lorsque le travail se faisait en groupe et continuèrent plus longtemps à y travailler du fait de cette motivation intrinsèque plutôt que d’un sens du devoir vis-à-vis de l’équipe, ce qui aurait été une motivation extrinsèque.

Le mot « ensemble » est un stimulus social très puissant pour le cerveau. En soi, ce mot semble jouer un rôle similaire à une récompense en signalant que l’individu fait partie d’un tout, qu’il est connecté et qu’il existe des personnes auxquelles l’on peut faire confiance dans la  mesure où elles nourrissent un même objectif.

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Les responsables et managers auraient intérêt à utiliser ce mot bien plus souvent. En fait, ne laissez jamais passer l’occasion d’une communication sans utiliser ce mot. Sérieusement,, « Ensemble » doit déclencher chez vos collaborateurs l’idée qu’ils ne sont pas seuls, et ainsi les aider à se motive pour donner le meilleur d’eux-mêmes.