Ce sont les bonnes idées que l’on reprend …

Je ne suis pas très présente ces temps-ci, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce n’est pas que je n’aie rien à dire mais le temps me manque. En revanche je lis beaucoup et j’avais envie de partager cet article, que je trouve pertinent et inspirant.

Vos commentaires sont les bienvenus !

https://www.linkedin.com/pulse/la-question-qui-tue-pour-reussir-son-entretien-ga%C3%ABl-chatelain/

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Photo Pascal Thénault

L’amour au bureau …

L’idée de cet article m’est venue sur une anecdote personnelle. Il y a une vingtaine d’années, je suis arrivée au bureau la première, comme souvent. Je fais ma petite routine, j’allume le PC, je regarde mon agenda, je me prépare un café. Le ménage a été fait, corbeilles à papier sont vides. Sauf qu’un post-it froissé attire mon attention dans la corbeille de ma collègue. Bien entendu je le déplie et je lis : « Gilles, mon chéri, ne m’attend pas ce soir. Je t’aime. Flo ».

Un peu sous le choc, je n’ai rien dit. Partagée entre la gêne, une certaine sidération, un questionnement sur l’attitude à adopter. J’étais face à une réalité troublante : ma collègue vivait une relation avec notre PDG. Quelles pouvaient être les conséquences ? Qu’allait-il se passer ? D’autres collaborateurs étaient-ils au courant ? J’ai pensé qu’il valait mieux me taire. Je me suis dit que ça ne regardait personne. Et pour plus de sûreté, j’ai passé le post-it à la déchiqueteuse.

L’intrusion de l’amour

Des histoires d’amour naissent partout, y compris sur le lieu de travail. Il semblerait qu’en Europe presque un tiers des salariés soient déjà tombés amoureux d’un collègue et qu’un cinquième d’entre eux auraient déjà eu une relation sur le lieu de travail. Les conséquences peuvent être de taille. Une équipe entière, un service dans son ensemble, peuvent être impactés. Tomber amoureux d’un collègue n’est bien entendu pas interdit, mais peut tout de même conduire à une sanction. Ceci en dépit du fait que  les employeurs ne peuvent se prémunir des amours de leurs salariés par des clauses de célibat dans les contrats de travail ou les règlements intérieurs. Une clause de célibat insérée dans un contrat de travail est nulle comme contraire à l’ordre public et attentatoire à la morale et aux bonnes mœurs. Elle porte atteinte au droit du mariage et à la liberté du travail.
Cass. Soc. 7 février 1968, n° 65-40622

Conséquences négatives d’une relation amoureuse au travail

Il va de soi que les salariés ont droit à une vie privée. Des relations, amoureuses ou amicales, peuvent se nouer au travail et ceci ne peut être empêché par l’employeur. Néanmoins, une relation amoureuse entre deux salariés peut dégrader le travail. Au sein d’une équipe, il peut rapidement se créer un climat d’agacement, de bavardages, de critiques, et de règlements de compte, voire de chantage  Les tensions peuvent perdurer même une fois la relation terminée, ce qui n’est pas souhaitable. La RH doit intervenir dans ce cas. En organisant par exemple des entretiens, en mutant l’un des deux protagonistes dans un autre service., sur un poste équivalent. Si ceci n’est pas possible, on peut partir sur  une rupture conventionnelle. Encore faut-il que ceci reste légal, car nous sommes en situation de porosité entre la vie privée et la vie professionnelle. Toutefois :

Une relation amoureuse peut créer un trouble caractérisé à l’entreprise

Si, en principe, il ne peut être procédé à un licenciement pour un fait tiré de la vie privée du salarié, il en va autrement lorsque le comportement de celui-ci a créé un trouble caractérisé à l’entreprise.
Pour la Cour de cassation, la Cour d’appel d’Angers, qui a constaté que le comportement du salarié à l’égard de sa concubine, également salariée de l’entreprise, avait entraîné son arrestation sur le lieu du travail, et que l’employeur pouvait craindre la survenance de nouveaux incidents, a fait ressortir que ce comportement avait entraîné, pour l’entreprise, un trouble objectif caractérisé ; qu’elle a décidé, dans l’exercice des pouvoirs qu’elle tient de l’article L. 122-14-3 du Code du travail, que le licenciement procédait d’une cause réelle et sérieuse.
Cass. Soc. 9 juillet 2002 n° 00-45068

La vie personnelle d’un salarié ne doit pas interférer dans l’exercice de ses fonctions

Il est probablement plus facile d’envisager un licenciement lorsque la relation se produit entre un collaborateur et son manager. Une telle relation a plus rapidement une influence sur le travail. Le manager a une obligation d’exemplarité et on se retrouve dans une situation déséquilibrée. Il suffit de penser aux évaluations annuelles pour comprendre les implications de cette  situation. Comment contrôler et juger le travail d’un subordonné avec qui on partage bien plus que le travail ? Si un manager initie une relation avec un subordonné il est souhaitable que ceci soit rapidement rapporté en haut lieu. Ceci afin de réfléchir à une solution. S’il se fait silence autour de cette histoire, les conséquences pour le manager peuvent être sévères, si l’on en juge par divers cas de jurisprudence.

Contrairement à ce que prétendait un salarié, son licenciement n’était pas dû à sa vie privée mais à l’attitude inappropriée qu’il avait adoptée à la suite des décisions prises par son employeur relativement aux problèmes suscités dans l’entreprise par le comportement de sa compagne.
Ayant relevé que les réactions de l’intéressé, se rebellant de manière injustifiée contre les décisions concernant cette personne, alors que ses fonctions de direction auraient dû le conduire à prendre en considération les intérêts du groupe et à rester neutre, la Cour de cassation a considéré que la Cour d’appel de Grenoble a pu décider que les agissements reprochés à M. X… étaient constitutifs d’une faute grave rendant impossible le maintien du salarié dans l’entreprise.
Cass. Soc. 27 janvier 2010 n° 08-45203

Une question de sécurité

Je rappelle que Les employeurs doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L 4121-1 du Code du travail) ; les agissements de harcèlement de toute personne dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits (article L 1153-1 du Code du travail). Mieux vaut donc, pour un service RH, se montrer extrêmement prudent et ne pas prendre une telle situation à la légère.

Photo Tess Zeiner

Et que sont devenus, me demanderez-vous, Florence et Gilles, qui ont inspiré ce billet ? Ils ont joué la transparence, ont expliqué leur situation à l’ensemble de l’entreprise. Florence a démissionné. Ils se sont mariés et ont eu une petite fille. Ils sont très heureux. Mais désormais en dehors de l’entreprise.

Sources : Rocheblave.com ; hrmacademy.nl.

Parti pris : la gestion par le stress peut-elle être stratégique ?

Voici ce que j’écrivais en 2008 à propos de la souffrance au travail et du stress en particulier. Cela n’a  pas pris une ride …

Lorsque l’on parle de harcèlement en entreprise, la consigne est simple : c’est interdit et l’on met tout ce qui est possible en œuvre pour ne pas que cela se produise. En matière de stress, composante de la vie, personnelle ou au travail, la complexité vient du fait qu’il faut trouver le savant dosage qui permette de produire de la qualité sans que le prix soit une trop grande souffrance.

Ainsi la question n’est plus seulement de savoir « combien de stress » génèrent la charge de travail, le manque de soutien social, le changement, mais aussi de comprendre pourquoi et comment les organisations contemporaines génèrent de la charge de travail, de comprendre ce qui détermine la qualité des relations entre populations. Rechercher le maillon faible tout en continuant à soutenir le maillon fort.

Crédits  Pascal Thénault

N’oublions pas non plus qu’en restant dans le déni l’entreprise procède à un manquement dans sa fonction d’opérateur de santé, « quand les gens ne sont pas mis en position d’échec par le management, quand leur vie professionnelle fonctionne bien, le travail les protège contre leurs problèmes familiaux »[1]. C’est ce que j’ai assez souvent constaté au cours de ces quinze dernières années ; les entreprises ne mesurent pas forcément les risques qu’elles sont susceptibles de prendre, estimant que leur mode d’organisation est protecteur.

Gérer le stress c’est donc faire une mesure, identifier les populations à risques et mettre en place un plan de prévention en associant tous les acteurs concernés. Cela suppose très probablement de revoir bien des pratiques RH, mettant en jeu des notions d’équilibre de vie, d’équité, de reconnaissance. Certaines entreprises inscrivent ce projet dans le concept de développement durable.

Guillaume Pertinant[2] explique que la France comme de nombreux pays occidentaux, s’oriente progressivement vers une économie majoritairement tournée vers les services et la création de valeur. Cette dernière et les services sollicitent non plus nos muscles, mais nos facultés mentales qui  ne peuvent s’exprimer que dans un environnement propice. Il est difficile d’être créatif quand on est sous l’emprise de stress chronique La croissance et la performance de notre économie et donc de nos entreprises résident en partie dans notre capacité à améliorer les conditions de travail, former les managers, repenser l’organisation du travail, bref à faire reculer le stress et la souffrance au travail. Ainsi, et c’est fort heureux, dans une économie mondialisée, organisée autour des services et de la connaissance, les chemins de la performance économique et sociale convergent.

Le stress est une opportunité en ce sens que les organisations qui auront appris à le dompter et qui sauront donc exploiter l’engagement et le potentiel créatif de leurs salariés seront favorisées dans la lutte économique de notre monde globalisé. La responsabilité de cette nouvelle vision incombe principalement aux responsables RH et dirigeants en entreprise qui disposent ainsi d’une possibilité de justifier quantitativement le bien fondé d’une démarche de bien-être au travail. Elle incombe également aux managers de proximité qui, sont un maillon clé dans la prévention de ces risques. Et bien entendu aux partenaires sociaux.

« Se doter d’une vision humaine, c’est affirmer la volonté d’apporter à ses collaborateurs un avantage spécifique par rapport aux entreprises […]. Cette recherche d’un avantage compétitif humain est un choix stratégique fondamental qui, comme l’avantage compétitif économique, détermine la culture de l’entreprise »[3]. Une organisation ne peut pas se contenter de penser que le stress est inhérent au métier ce qui revient en quelque sorte à faire la sélection par le stress. La gestion du stress devient stratégique lorsque Direction et parties prenantes auront intégré le fait que pour continuer à délivrer un travail de qualité il faut s’entourer des meilleurs et aussi les garder. Ces meilleurs, qui ont l’embarras du choix, refuseront la souffrance au travail. Devenir stratégique, pour la DRH, sera donc de s’emparer de ce sujet qui, loin d’être un sujet de mode, est une lame de fond. Survivront, à mon sens, les entreprises qui feront le choix du mode zéro risque et qui en feront un élément différentiant dans la gestion de leurs ressources

 

[1] Propos recueillis par Laurent Jeanneau, 17 juin 2008, Entretien avec Philippe Davezies, Alternatives Economiques, cité par Marin Ledun, Brigitte Font Le Bret, Pendant qu’ils comptent les morts, La Tengo Editions, avril 2010 141

[2] http://myrhline.com/actualite-rh/stress-risque-ou-opportunite/article00590.html

[3] Jean-Marie Descarpentries, Philippe Korda, l’Entreprise Réconciliée, Albin Michel, avril 2008

Ambiance de Noël au bureau : voici comment

C’est Noël … Sans vouloir se lâcher complètement, mettre un peu de gaîté et de fantaisie au bureau a une bonne influence la motivation et la bonne humeur.

Si vous n’avez pas de vacances au moment de Noël (ce qui, avouons-le est dommage, cette année, vu le calendrier favorable), alors pourquoi ne pas décorer le bureau pour lui donner une ambiance de fête. Sans pour autant transporter un sapin de 2 mètres de haut chargé de guirlandes, votre patron risquerait de trouver la plaisanterie un peu poussée, voici quelques idées pour donner à votre lieu de travail un air festif.

Photo : Ineke Walther

7 idées pour donner un air de Noël au bureau

Bien entendu, toutes les entreprises ne le font pas, un arbre et un peu de déco peuvent facilement représenter un budget trop important oubien elles n’acceptent pas de voir se détourner les collaborateurs de la raison pour laquelle ils sont au bureau : travailler ! Néanmoins, égayer son lieu de travail et sa table, aucun manager n’y sera opposé. Voici, en 7 étapes, comment créer une ambiance de Noël sans  pour autant perturber le travail.

1. Tenez compte de votre supérieur

Essayez d’imaginer ce qui plairait à votre manager. Pouvez-vous pousser le bouchon très loin ? Alors lâchez-vous avec les guirlandes, la neige artificielle et « Jingle Bells » en fond sonore. Mais si votre manager est plus réservé ou si votre lieu de travail accueille beaucoup de clients ou encore si pour une question de sécurité l’idée est discutable, alors abstenez-vous et allez satisfaire ailleurs vos idées de déco.

2. Evaluez votre bureau

Une fois que votre manager vous a donné son accord, examinez votre bureau avec un peu de recul et déterminez de combien d’espace vous disposez. Si votre bureau est couvert de dossiers, documents et autre tas de papiers, n’en rajoutez pas trop avec des bricoles décoratives. Un plafond suspendu peut vous offrir beaucoup de possibilités, en revanche, en termes de guirlandes et d’objets accrochés.

3. Plus on est de fous …

Fédérez vos collègues autour de l’idée, cela les rendra joyeux. Un bureau décoré c’est rigolo, deux c’est mieux et trois c’est carrément l’ambiance de Noël. Passer tous ensemble une heure après le boulot à décorer les lieux, pour aller boire ensemble un bon chocolat chaud, voilà une excellente forme de teambuilding.

4. Déco : transformez votre écran en cheminée

Suspendre une boule de Noël à votre ordinateur, c’est déjà quelque chose, mais vous pouvez aussi transformer votre écran en vraie cheminée. « Construisez » un mur en pierre avec du carton pour imiter une cheminée. Votre Ipod vous fournira le bruitage d’un feu crépitant. Accrochez une chaussette à l’écran. Ou alors enveloppez votre bureau de papier cadeau (ou celui de votre collègue, y  compris le clavier et la souris ; fous rires garantis).

5. Utilisez les fournitures de bureau

Photo Cyrille Jubert

Bien entendu vous pouvez acheter le stock complet d’une jardinerie, mais pour créer une atmosphère de Noël vous pouvez aussi utiliser vos ustensiles quotidiens de bureau. Fabriquez un bonhomme de neige avec du papier d’imprimante, créez une grande cheminée avec les cartons vides. Ajoutez des post-it verts en guise de feuillage. Dessinez un point rouge sur chaque feuille et collez-les en forme de couronne de Noël ou de sapin. Installez le tout sur votre porte ou votre fenêtre. Plus vrai que nature.

6. Fabriquez des douceurs

Noël est synonyme de bonnes choses donc cuisinez quelque chose de sympa pour vos collègues : des petits gâteaux, des truffes maison, des petites meringues, des orangettes, ou apportez une brique de chocolat à boire tout prêt et au moment de la pause café, faites la surprise à vos collègues de servir la boisson dans des tasses non sans avoir ajouté sur le dessus un nuage de crème chantilly.

Encore plus fou, organisez un « bar de Noël » chargé de bonnes petites choses. Des petites sucettes, des mini-pères Noël en chocolat … Au moment de Noël on passe plus de temps dans sa cuisine donc penser à faire une surprise aux collègues est assez naturel. Vous verrez : tout le monde trouvera l’idée sympa et apportera sa pierre à l’édifice sous forme de chocolats, calissons, petits gâteaux, chocolats. Une journée un peu morne peut se trouver égaillée par ces quelques petits aménagements éphémères.

7. Achetez des petits cadeaux

Noël est synonyme  de don ; faites la surprise à vos collègues de leur apporter un petit cadeau. Que ce soit quelque chose que vous ayez fait vous même, un gadget rigolo ou un présent désiré. Un libre que vous  avez aimé,  ça se partage. Ce geste participe à la magie de Noël.

Devoir travailler n’est donc pas grave. Si par-dessus le marché vous bricolez une bonne playlist de Noël vous obtiendrez une vraie ambiance de Noël. Hohoho, bon travail !

Et joyeuses fêtes de fin d’année à tous.

Photo Pascal Thénault

La 25e heure ou « l’avenir appartient à ceux qui travaillent moins »

Non, il ne s’agit pas du dernier thriller …

Quoique : ce petit opus est un véritable « pageturner ».

Qui refuserait d’investir une heure de son temps pour gagner plusieurs heures de travail par jour ?

C’est ce qu’ont pensé 3 compères, les 3D, Guillaume Declair, Bao Dinh et Jérôme Dumont, qui en un weekend ont rassemblé toutes les idées recueillies auprès de 200 « startuppers » pour en faire un ouvrage drôlement bien fichu qui vous fait vivre une aventure formidable, presque un jeu de piste : ils vous mettent au défi d’automatiser tout ce qui peut l’être, de prioriser, d’obéir à Pareto et se souvenir de Parkinson, pour rester sur ses objectifs, ne pas procrastiner, faire le job sans en faire trop pour protéger sa santé et son temps, les deux seuls bien qui soient vraiment essentiels et qui nous manquent tant.

Les 3D nous apportent sur un plateau une multitude d’applis destinés à automatiser au maximum tout ce qui peut l’être et qui est sans valeur ajoutée. Nous dissuadent de classer nos documents puisqu’avec la fonction recherche on retrouve bien mieux une pièce qu’en passant du temps à se souvenir de la logique de son arborescence. Nous rappellent qu’une réunion doit avoir un objectif et que ce n’est que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution qu’on y a recours. Nous invitent à nous poser la question de savoir s’il ne vaut pas mieux attaquer un dossier difficile dès le matin lorsqu’en général on est en forme plutôt que de passer la première heure à lire et à trier ses mails … d’autant que le tri peut lui aussi se faire de façon automatisée.

Personnellement j’ai déjà progressé. Désormais, pour faire mes traductions, j’utilise GoogleTrad. D’un simple clic tout mon document passe du Français au Néerlandais. Il me suffit alors simplement de relire et de modifier ce qui sent la mauvaise traduction et donc désormais je gagne 80% du temps que j’y consacrais jusqu’alors. Avec probablement un travail de meilleure qualité. Ceci ne doit pas arriver aux oreilles de ma DRH, je compte sur vous.

D’aucuns me diront : un livre de plus sur « comment bien gérer son temps ». A cela je réponds : si vous ne trouvez pas une astuce par page, je vous rembourse !

 

Jérôme est co-fondateur de l’agence de développement mobile One More Thing Studio. Il a fait son premier Burning Man il y a 10 ans et un tour du monde tout seul en sac à dos, il organise le festival libre Opal aujourd’hui. Guitariste, motard et magicien à ses heures perdues.
Bao est directeur Europe, Moyen-orient et Afrique de l’appli de réservation d’hôtels à la dernière minute HotelTonight. Il a fait un tour du monde avec une valise à roulettes et aime inviter des cuisiniers de Top Chef chez lui pour essayer de choper leurs tips.
Guillaume est co-fondateur du média Merci Alfred et de la marque de mode responsable Loom. Il est aussi co-auteur des Topos, des articles longs mais pas (trop) ennuyants sur des sujets comme l’éducation ou le bonheur.

 

 

Nouveau job : comment surmonter l’angoisse du premier jour ?

Manque de confiance, stress, grande nervosité : ce sont des manifestations normales d’angoisse le jour où vous prenez un nouveau poste.

Le premier jour à votre nouveau lieu de travail, dès que vous avez franchi la  porte, l’angoisse se saisit de vous. Vous ne connaissez personne, vous n’avez aucune idée de ce qui s’y joue, vous ne savez ni que dire ni à qui, vous n’avez aucun indice sur la façon dont vous devez vous présenter. D’ailleurs : où se trouve la machine à café ?

Et ce n’est que le début. Un nouveau job peut réveiller des émotions d’angoisse pure qui vous donnent l’impression de ne pas être pertinent ou compétent pour ce poste que vous venez d’accepter.

Plus vous regarderez rapidement ces inquiétudes en face, plus rapide sera votre intégration dans votre nouvel environnement de travail. Voici cinq façons de surmonter vos craintes et de prendre confiance en vous.

1. Détendez-vous !

Si vous pénétrez les lieux le corps rempli de tensions, vous provoquez du stress non seulement en vous mais aussi chez les autres. Si vous êtes tendu, vous vous ouvrez moins aux autres et rendez la prise de contact avec vos collègues plus compliquée, parce que votre corps trahit votre réflexe de protection. Sous stress vous risquez d’être davantage centré sur vous que sur le travail qui vous attend.

Une terrible angoisse au premier jour de travail vous submerge et cela n’a rien d’exceptionnel. Voici comment la maîtriser. Votre corps est le miroir de votre âme et donc si vous vous comportez comme quelqu’un de stressé, vous risquez de vous sentir stressé. Par conséquent : détendez-vous. Déliez vos épaules, respirez calmement, naturellement. Ecoutez votre corps et dès que vous sentez une tension s’installer, prenez quelques instants pour assouplir vos épaules et vous détendre.

2. Souvenez-vous de la raison pour laquelle vous êtes là

L’idée de prendre un nouveau poste, dans une grande organisation prestigieuse, peut-être, et que vous ne connaissez pas peut paradoxalement vous faire oublier ce pour quoi vous vous y trouvez. Souvenez-vous donc que c’est vous qui avez obtenu le poste et personne d’autre parmi les candidats. Votre nouvel employeur vous accorde sa confiance.

Souvenez-vous aussi pourquoi vous étiez si enthousiaste à l’idée de décrocher ce poste. Qu’avez-vous prévu de faire ? Comment allez-vous vous y prendre ? Quels objectifs vous proposez-vous d’atteindre ?

3. Ayez confiance dans le process

Lorsque l’on prend un nouveau poste on voudrait tout de suite tout bien faire : donner les réponses les plus justes aux questions, faire bonne impression aux collègues. Souvenez-vous que vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Bien au contraire, prétendre tout savoir est une manifestation d’arrogance ; personne n’attend de vous de tout savoir.

Si une information vous manque pour faire votre travail, expliquez que vous êtes encore en train d’essayer de comprendre et revenez vers la personne quand vous avez la réponse pertinente. Soyez certain que petit à petit vous en saurez de plus en plus. De façon naturelle.

4. Vos collègues sont des êtres humains

Vouloir se comparer à d’autres est un écueil dans la mesure où vous allez penser que tout le monde autour de vous est meilleur que vous : ils en savent plus et sont plus compétents. Ce qui n’est absolument pas le cas, personne n’est parfait, tout le monde a ses faiblesses et ses forces. Vouloir vous comparer aux autres ne peut qu’insuffler de l’angoisse en vous, on a tous commencé par un premier poste, vos collègues autant que vous.

5. Tout cela est normal

Tout ce qui est nouveau fait peur, on n’y peut rien. Si cela n’était pas le cas, cela voudrait dire qu’il n’y a en fait aucune nouveauté et donc aucun challenge pour vous. Dans ce cas pourquoi avoir pris ce poste ? Pourquoi avoir changé de job ?

Dans une situation nouvelle, dont l’issue est incertaine, votre cerveau envoie automatiquement un signal de peur. C’est normal. Souvenez-vous que ce n’est pas pour rien que vous en êtes là aujourd’hui. Tout ceci va passer. Promis.

 

Source : The Muse

Recherche d’un nouveau poste : soyez stratège face à un chasseur de tête

Voici comment vous positionner en stratège

Quiconque se présente à un entretien pour un nouveau poste se trouve confronté à des conflits intérieurs et des paradoxes durant le process de recrutement. Alors qu’ un premier entretien s’est merveilleusement bien passé, le second s’avère décevant. On se sent alors amoindri et le fait de rencontrer de nouveaux interlocuteurs interfère par rapport à ce qui est attendu par l’employeur, par exemple de par des questions  sur des sujets déjà abordés  ; la confiance en soi disparaît d’un coup.

En tant que candidat, vous vous retrouvez durant la procédure de recrutement au contact de personnes aux enjeux différents. Chaque entretien vous soumet à des formes de profilage divergents. Les divers interlocuteurs ont en tête des enjeux qui leur sont propres et s’intéressent à des points spécifiques de votre personnalité. Le fait que le premier entretien ait très bien marché ne veut pas dire que la suite sera aussi évidente et satisfaisante. Vous êtes passé au crible.

Voici comment vous positionner en stratège pour décrocher le poste.

Le chasseur est votre allié

La première personne avec laquelle vous aurez un contact, c’est le chasseur. Son rôle est de satisfaire à la fois son client et son candidat. Il cherche, en deux mots, un CV pertinent. Si vous lui demandez à l’issue du premier entretien ce qu’il pense de votre candidature et quelles sont vos chances, et alors même que la réponse sera probablement positive, ne vous faites aucune illusion. Cette question ne sert pas à grand chose. Il vaut mieux tenter de récupérer autant d’information que possible à propos de ceux qui vont vous interroger ultérieurement si le process continue pour vous.

Lorsque l’on postule, il est impératif de maîtriser trois styles de communication. Vous avez besoin de savoir comment est organisée la procédure, de savoir s’il s’agit d’une création de poste et s’il existe au sein de l’organisation des résistances vis à vis de la fonction ou vis à vis du département au sein duquel ce poste est à pourvoir. Renseignez-vous sur qui vous allez rencontrer au prochain tour. Quels seront leurs points de vigilance ?

Essayez de le savoir.

 Vous êtes devenu l’allié du chasseur, parce que votre succès et la suite du trajet conditionneront son bonus. N’hésitez donc pas à lui demander des astuces et des pistes par rapport au deuxième entretien. Notez systématiquement ce que vous avez retenu de l’entretien ; notez les questions que l’on vous a posées. De toutes façons, prendre des notes pendant un entretien est toujours bien perçu.

Le deuxième entretien

On peut croire que RH et recrutement se confondent, mais en fait ces fonctions s’opposent. Les collaborateurs de la RH sont depuis toujours mobilisés par la compliance et les process. Ils travaillent de façon structurée et ont souvent un mode de pensée réactif et dans l’évitement. Ils sont concentrés sur le détail et sur l’humain.

Il est possible pour ce deuxième entretien qui sera RH que votre interlocuteur ne veuille savoir que deux ou trois choses sur vous. Vous devriez connaître ces questions car elles sont implicitement annoncées dès l’offre d’emploi. Il s’agit de certaines compétences que vous devez détenir et qui vont être testées lors de cet entretien. Par exemple : êtes vous résistant au stress ? Les questions vont porter sur des thématiques qui peuvent ou pas vous déstabiliser. Dans ce genre d’entretien destiné à valider les savoir-faire et savoir-être par rapport au poste, on attend de vous que vous soyez concis et synthétique.

S’il s’agit d’un entretien face à plusieurs personnes, faites en sorte d’établir un authentique contact visuel avec chaque interlocuteur. Il peut se trouver, parmi eux, quelqu’un de particulièrement silencieux, ce qui peut être  une  tactique. L’idée est d’examiner la façon dont vous allez venir chercher la personne dans l’entretien. Si vous vous rendez compte qu’il n’y a pas beaucoup voire quasiment pas de contact entre les divers interlocuteurs il se peut que l' »utilisateur final » ait lui-même fait appel au chasseur mais qu’il ait l’obligation de faire passer le candidat par la case RH. En tant que candidat, à un moment ou à un autre, on entre en contact avec les conflits et les contradictions internes à l’organisation. Il est utile de s’en apercevoir.

Pour s’en apercevoir, entre autres, il est important de savoir gérer trois styles de communication :

3 styles à bien maîtriser

1. Le style humain
Apporter la preuve, faire confiance et se préparer sont les maîtres mots. Prouver en apportant les diplômes et certificats, mais aussi en donnant des exemples tirés de votre expérience. Comment avez-vous géré telle situation ? Comment a réagi l’autre ? Le style se trouve aussi dans les détails, par exemple votre faculté à vous montrer calme et posé en entretien, votre propension à savoir écouter. Savoir laisser s’installer le silence, savoir maintenir le contact visuel, éviter de (trop) sourire. Pour montrer que vous vous êtes préparé, n’hésitez pas à venir au rendez-vous muni d’une copie de l’annonce ainsi que de votre CV. Cela démontrera le soin que vous mettez à vous présenter pour un éventuel poste.

En tant que candidat, vous entrerez en contact, pendant le process de recrutement, avec des enjeux différents.

 2. Le style professionnel
Evitez les longs discours, restez concis, factuel. Ce sont ici  le professionnalisme, les chiffres et les faits qui sont au centre du discours. Montrez votre valeur, votre rapidité, votre souci du résultat.  Montrez votre motivation et reliez-là aux qualités recherchées dans l’offre d’emploi. Vous êtes énergique ? Montrez-le au travers de votre posture et de votre façon d’aborder des questions sensibles. Entrepreneur ? Racontez les initiatives que vous prenez. Veillez s’il s’agit d’une fonction commerciale à parler montants, bonus, prix, pourcentages. Il est possible également que l’on vous soumette à un test de résolution de problème sous la forme de : « imaginons que … ». Faites attention à votre débit de parole et à utiliser à bon escient les moments de silence aménagés par votre interlocuteur.


3. Le métastyle

Il s’agit de la communication à propos de la communication. « Ai-je suffisamment développé ce point ? » ; « Puis-je vous donner un exemple ? » ; « permettez-moi de vous poser une question rapide avant de répondre à la vôtre ». C’est un style que l’on retrouve beaucoup chez les animateurs TV. Mettez des mots sur des situations : « je vois que ça vous touche / vous perturbe un peu ». Cela ressemble à un présupposé, mais exprimer un ressenti permet ensuite d’en parler, de le développer. « j’ai le sentiment de ne pas complètement vous convaincre » est à tenter pour donner à l’entretien une tournure complètement différente.

En restant particulièrement concentré sur les enjeux au sein des organisations, en jouant des différentes styles de communication et en appliquant le métastyle pour dire ce que vous pensez ou ressentez, vous disposerez d’une grande force tout au long du parcours de recrutement.

Photo : Raoul van der Weide
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