Un bon manager, ça existe… mais un mauvais aussi

Sur Linkedin j’ai croisé récemment quelques articles sur ce qu’est et n’est pas le management, et surtout, comment faire la différence entre un « bon » et un « mauvais » manager. On peut parler de bien des façons du management, Google a envisagé de se passer de managers sans aller au bout de la démarche, mais aborder le sujet façon OUI/NON, BIEN/MAL, FAIRE/PAS FAIRE, le management ou plutôt le style de management serait-il aussi binaire ?

D’après Hervé Sérieyx : « On rejoint une entreprise pour son image, on y reste pour l’intérêt du travail, on la quitte à cause de son management.« 

Ce que j’en sais, c’est que j’ai eu toutes sortes de managers. Et ce qui a été déterminant pour moi dans leur style de management ça n’a été ni leur technicité, ni leur compétence à fédérer, ni leurs talents d’organisation ou de gestion de projets. Pas plus leur capacité à évaluer leurs collaborateurs ou à pratiquer l’équité.

Ce qui pour moi a fait la différence tient en un mot : l’exemplarité.

J’avais un manager que j’aimais bien. Quelque chose au fond de moi me disait « méfie-toi » mais néanmoins, elle était souriante, plutôt conciliante, elle ne me cherchait pas plus que ça. Elle avait su installer une certaine estime entre nous et nos relations étaient plutôt fluides et basées sur une forme de confiance.

Cette personne était à temps partiel, travaillant 4 jours par semaine, mais compte tenu de ses fonctions, la Direction lui avait fait signer un contrat de 4 x 8H soit 32H hebdos pour un salaire de XXX€.

Quelques années plus tard, cette personne envoie un mail à sa N+1, américaine basée à Munich, je n’ai rien contre l’un ni l’autre mais une personne un peu éloignée du droit du travail français. Et elle lui dit : « voilà, en France on est aux 35H, je travaille 4 jours sur 5, je suis donc au 4/5e, donc mon contrat fait 28H pour XXX€ ». L’américaine de Munich de me dire : « Anne, il faut modifier le contrat de ta n+1, elle est aux 4/5e donc son contrat est de 28H pour XXX€ ».

Dont acte. A votre avis, qu’arriva-t-il 6 mois après ? Une fois son contrat de 28H en poche, mon manager se mit aux 35H. En gagna au passage une augmentation grâce à ce tour de passe-passe de plus de 12%.

Pas mal pour une DRH exemplaire.

Mais ce n’est pas tout.

Ce même manager subit une opération bénigne qui entraîna 4 jours d’arrêt de travail. Arrêt financé pour sa grande majorité par l’organisation qui faisait le maintien de salaire (pas de carence) et la subrogation. A son retour, elle obtint du service paye, au motif qu’elle avait travaillé depuis chez elle alors qu’elle avait un arrêt, 2 jours de récupération. 2 jours qui, si vous me suivez toujours, avaient été payés par le biais du maintien de salaire durant la maladie.

On ne peut pas rester motivé lorsqu’on reporte à un manager qui n’est pas exemplaire pour bien des raisons. A mon sens, la principale est le fait que l’on est confronté quotidiennement à un conflit de valeurs : si ce manager, estimé par sa hiérarchie, légitime à ses yeux, peut agir de la sorte, que penser des strates au-dessus ? Quel est ce système qui permet à certains d’être « au-dessus des lois » ?

Les bienfaits de la course à pied sur le stress au travail

Le stress et la course à pied

Quand j’ai commencé à courir, je l’ai fait pour garder la forme voire l’améliorer un peu, j’avais déjà presque 50 ans. Je n’aurais jamais pensé que cela  m’aiderait également à me détendre autant. Assez rapidement des solutions à des problèmes petits ou grands s’imposèrent à moi pendant que je courais. Sans réellement me préoccuper du travail ou autres sujets d’anqoisse, les idées me venaient et ces idées m’ont aidée à rapidement avancer.

Running pour contrer le stress
Courir a la faculté de détendre et de faire baisser le stress. La plupart des coureurs, d’ailleurs, en témoignent lorsqu’ils parlent de leur stress.

Certains soulignent l’intérêt de la course à pied lorsqu’ils éprouvent le besoin d’un petit coup de pouce avant de prendre une décision. Certains ont même élaboré un entraînement sous la forme d’une thérapie par le running. Aucun coureur ne contestera le lien entre course à pied et gestion du stress.

L’action sur l’hormone du stress

Courir n’est pas seulement un très bon moyen de rester en condition mais aussi aide à générer de bonnes idées. La libération de l’hormone du stress diminue. Bizarrement il m’arrive de produire plusieurs idées à la fois avec la peur de les oublier et donc je fais vite une note sur mon smartphone. Certains coureurs utilisent la fonction enregistrement de leur téléphone pour y dicter directement une note, ce qui est encore plus rapide et facile. Tout en continuant à courir. 😉

Quand peut-on parler d’une bonne technique de running ? Et comment, à l’appui de cette technique, peut on vraiment mieux courir ? Question facile, réponse bien moins. Un entraîneur de course à pied vous regarde courir et peut vous indiquer si votre posture est efficace et vous aider à la rectifier. Si vous n’avez pas de coach comme la plupart d’entre nous, vous pouvez néanmoins garder en tête quelques règles de base.

Les avantages de la course à pied, si vous souhaitez vous détendre, sont évidents. Parmi les plus répandus :

  • Vous videz votre tête avant de commencer ; c’est plus facile par temps de grand vent (!)
  • Vous oubliez pendant un moment vos préoccupations quotidiennes
  • Vous libérez de la place pour des nouvelles idées et des solutions originales ainsi que certaines solutions à ce qui vous préoccupe
  • Et bien sûr vous améliorez votre condition et votre santé😉

La course à pied et la confiance en soi

Il est assez facile de gagner en confiance en soi lorsque l’on court. Mieux encore : courir, excellent mode de prévention du stress, représente un moyen idéal pour garder son calme en périodes de presssion. Au moment des paies, en ce qui me concerne …

J’en suis arrivée à ne plus pouvoir dissocier course à pied et confiance en moi. Surtout grâce au running, j’ai pu surmonter des époques douloureuses ou pénibles et par là-même j’ai pu retrouver ma confiance en moi. Sans savoir au moment même que mes difficultés s’étaient amoindries, aujourd’hui en prenant du recul sur ces derniers mois c’est devenu un fait que courir me donne plus d’équilibre et me permet de prendre des décisions qui,  à défaut d’être pertinentes, car qui le sait, me conviennent mieux car elles viennent de moi.

Confiance en soi en courant

Ceux qui courent des 10km, des semi, des marathons, savent que courir est un échappatoire ne serait-ce parce que l’on est fier des performances que l’on atteint qui permettent à la confiance en soi de faire de vrais bonds en avant. Certains chômeurs ont de grandes difficultés avec l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Ceux qui se lancent dans un projet tel un marathon se rendent compte qu’ils libèrent en eux bien plus que le seul sentiment (la seule réalité) d’avoir parcouru une distance énorme et sont allés au bout. En se surpassant plusieurs fois physiquement, en persévérant, on reprend le sentiment de respect de soi et d’autosatisfaction. On reprend contact avec ce que l’on vaut.

Courir avec lorsque l’on est en poste

Occuper un emploi procure du plaisir et chausser régulièrement les runnings pour aller courir en procure tout autant. Rien n’empêche, lorsque l’on change de job, en entretien, d’évoquer le fait que l’on a couru un marathon (ou les 100 km de Millau pour les plus téméraires -ce n’est pas mon cas). Cela peut parfois aboutir à de nouvelles propositions, les exemples ne sont pas si rares.

On peut entraîner ses collègues à participer à des courses de type Parisienne, Odyssea, Paris-Versailles … pour la team-building, pour la fierté de courir sous la bannière de son organisation, pour se faire sponsoriser … Pour mémoire pour participer à un semi il faut prévoir un budget d’une trentaine d’euros. Quand même.

Les événements ont une action addictive

Courir reste le fil rouge et il est conseillé de le faire 2 à 3 fois par semaine. Courir, participer à des compétitions a quelque chose d’addictif.  Au début on n’en voit pas trop l’intérêt mais après avoir connu l’expérience d’une grande fête de la course en groupe, on est très heureux. Au bout d’un moment on ratisse le web pour identifier un semi ou une course près de chez soi.

Juste pour le plaisir

Téléchargez l’application Endomondo, gratuite, qui donne les kilomètres, la distance parcourue  et la vitesse en direct si vous mettez vos écouteurs.  C’est ludique, et ça donne une idée de sa progression ou de la décision à prendre : raccrocher les chaussures de running ?

Une amie a commencé à courir parce qu’elle démarrait une dépression limite burn-out. Au cout d’un an, elle courait son premier marathon et elle n’imagine plus une vie sans courir.

Courir, c’est bien plus qu’un hobby. Cela maintient bien des coureurs à pied en équilibre et cela oblige ceux qui passent trop de temps au boulot à penser à eux (à leur corps).

Cela vaut vraiment le coup d’essayer, non ?

 

Ce sont les bonnes idées que l’on reprend …

Je ne suis pas très présente ces temps-ci, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce n’est pas que je n’aie rien à dire mais le temps me manque. En revanche je lis beaucoup et j’avais envie de partager cet article, que je trouve pertinent et inspirant.

Vos commentaires sont les bienvenus !

https://www.linkedin.com/pulse/la-question-qui-tue-pour-reussir-son-entretien-ga%C3%ABl-chatelain/

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Photo Pascal Thénault

L’amour au bureau …

L’idée de cet article m’est venue sur une anecdote personnelle. Il y a une vingtaine d’années, je suis arrivée au bureau la première, comme souvent. Je fais ma petite routine, j’allume le PC, je regarde mon agenda, je me prépare un café. Le ménage a été fait, corbeilles à papier sont vides. Sauf qu’un post-it froissé attire mon attention dans la corbeille de ma collègue. Bien entendu je le déplie et je lis : « Gilles, mon chéri, ne m’attend pas ce soir. Je t’aime. Flo ».

Un peu sous le choc, je n’ai rien dit. Partagée entre la gêne, une certaine sidération, un questionnement sur l’attitude à adopter. J’étais face à une réalité troublante : ma collègue vivait une relation avec notre PDG. Quelles pouvaient être les conséquences ? Qu’allait-il se passer ? D’autres collaborateurs étaient-ils au courant ? J’ai pensé qu’il valait mieux me taire. Je me suis dit que ça ne regardait personne. Et pour plus de sûreté, j’ai passé le post-it à la déchiqueteuse.

L’intrusion de l’amour

Des histoires d’amour naissent partout, y compris sur le lieu de travail. Il semblerait qu’en Europe presque un tiers des salariés soient déjà tombés amoureux d’un collègue et qu’un cinquième d’entre eux auraient déjà eu une relation sur le lieu de travail. Les conséquences peuvent être de taille. Une équipe entière, un service dans son ensemble, peuvent être impactés. Tomber amoureux d’un collègue n’est bien entendu pas interdit, mais peut tout de même conduire à une sanction. Ceci en dépit du fait que  les employeurs ne peuvent se prémunir des amours de leurs salariés par des clauses de célibat dans les contrats de travail ou les règlements intérieurs. Une clause de célibat insérée dans un contrat de travail est nulle comme contraire à l’ordre public et attentatoire à la morale et aux bonnes mœurs. Elle porte atteinte au droit du mariage et à la liberté du travail.
Cass. Soc. 7 février 1968, n° 65-40622

Conséquences négatives d’une relation amoureuse au travail

Il va de soi que les salariés ont droit à une vie privée. Des relations, amoureuses ou amicales, peuvent se nouer au travail et ceci ne peut être empêché par l’employeur. Néanmoins, une relation amoureuse entre deux salariés peut dégrader le travail. Au sein d’une équipe, il peut rapidement se créer un climat d’agacement, de bavardages, de critiques, et de règlements de compte, voire de chantage  Les tensions peuvent perdurer même une fois la relation terminée, ce qui n’est pas souhaitable. La RH doit intervenir dans ce cas. En organisant par exemple des entretiens, en mutant l’un des deux protagonistes dans un autre service., sur un poste équivalent. Si ceci n’est pas possible, on peut partir sur  une rupture conventionnelle. Encore faut-il que ceci reste légal, car nous sommes en situation de porosité entre la vie privée et la vie professionnelle. Toutefois :

Une relation amoureuse peut créer un trouble caractérisé à l’entreprise

Si, en principe, il ne peut être procédé à un licenciement pour un fait tiré de la vie privée du salarié, il en va autrement lorsque le comportement de celui-ci a créé un trouble caractérisé à l’entreprise.
Pour la Cour de cassation, la Cour d’appel d’Angers, qui a constaté que le comportement du salarié à l’égard de sa concubine, également salariée de l’entreprise, avait entraîné son arrestation sur le lieu du travail, et que l’employeur pouvait craindre la survenance de nouveaux incidents, a fait ressortir que ce comportement avait entraîné, pour l’entreprise, un trouble objectif caractérisé ; qu’elle a décidé, dans l’exercice des pouvoirs qu’elle tient de l’article L. 122-14-3 du Code du travail, que le licenciement procédait d’une cause réelle et sérieuse.
Cass. Soc. 9 juillet 2002 n° 00-45068

La vie personnelle d’un salarié ne doit pas interférer dans l’exercice de ses fonctions

Il est probablement plus facile d’envisager un licenciement lorsque la relation se produit entre un collaborateur et son manager. Une telle relation a plus rapidement une influence sur le travail. Le manager a une obligation d’exemplarité et on se retrouve dans une situation déséquilibrée. Il suffit de penser aux évaluations annuelles pour comprendre les implications de cette  situation. Comment contrôler et juger le travail d’un subordonné avec qui on partage bien plus que le travail ? Si un manager initie une relation avec un subordonné il est souhaitable que ceci soit rapidement rapporté en haut lieu. Ceci afin de réfléchir à une solution. S’il se fait silence autour de cette histoire, les conséquences pour le manager peuvent être sévères, si l’on en juge par divers cas de jurisprudence.

Contrairement à ce que prétendait un salarié, son licenciement n’était pas dû à sa vie privée mais à l’attitude inappropriée qu’il avait adoptée à la suite des décisions prises par son employeur relativement aux problèmes suscités dans l’entreprise par le comportement de sa compagne.
Ayant relevé que les réactions de l’intéressé, se rebellant de manière injustifiée contre les décisions concernant cette personne, alors que ses fonctions de direction auraient dû le conduire à prendre en considération les intérêts du groupe et à rester neutre, la Cour de cassation a considéré que la Cour d’appel de Grenoble a pu décider que les agissements reprochés à M. X… étaient constitutifs d’une faute grave rendant impossible le maintien du salarié dans l’entreprise.
Cass. Soc. 27 janvier 2010 n° 08-45203

Une question de sécurité

Je rappelle que Les employeurs doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L 4121-1 du Code du travail) ; les agissements de harcèlement de toute personne dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits (article L 1153-1 du Code du travail). Mieux vaut donc, pour un service RH, se montrer extrêmement prudent et ne pas prendre une telle situation à la légère.

Photo Tess Zeiner

Et que sont devenus, me demanderez-vous, Florence et Gilles, qui ont inspiré ce billet ? Ils ont joué la transparence, ont expliqué leur situation à l’ensemble de l’entreprise. Florence a démissionné. Ils se sont mariés et ont eu une petite fille. Ils sont très heureux. Mais désormais en dehors de l’entreprise.

Sources : Rocheblave.com ; hrmacademy.nl.

Parti pris : la gestion par le stress peut-elle être stratégique ?

Voici ce que j’écrivais en 2008 à propos de la souffrance au travail et du stress en particulier. Cela n’a  pas pris une ride …

Lorsque l’on parle de harcèlement en entreprise, la consigne est simple : c’est interdit et l’on met tout ce qui est possible en œuvre pour ne pas que cela se produise. En matière de stress, composante de la vie, personnelle ou au travail, la complexité vient du fait qu’il faut trouver le savant dosage qui permette de produire de la qualité sans que le prix soit une trop grande souffrance.

Ainsi la question n’est plus seulement de savoir « combien de stress » génèrent la charge de travail, le manque de soutien social, le changement, mais aussi de comprendre pourquoi et comment les organisations contemporaines génèrent de la charge de travail, de comprendre ce qui détermine la qualité des relations entre populations. Rechercher le maillon faible tout en continuant à soutenir le maillon fort.

Crédits  Pascal Thénault

N’oublions pas non plus qu’en restant dans le déni l’entreprise procède à un manquement dans sa fonction d’opérateur de santé, « quand les gens ne sont pas mis en position d’échec par le management, quand leur vie professionnelle fonctionne bien, le travail les protège contre leurs problèmes familiaux »[1]. C’est ce que j’ai assez souvent constaté au cours de ces quinze dernières années ; les entreprises ne mesurent pas forcément les risques qu’elles sont susceptibles de prendre, estimant que leur mode d’organisation est protecteur.

Gérer le stress c’est donc faire une mesure, identifier les populations à risques et mettre en place un plan de prévention en associant tous les acteurs concernés. Cela suppose très probablement de revoir bien des pratiques RH, mettant en jeu des notions d’équilibre de vie, d’équité, de reconnaissance. Certaines entreprises inscrivent ce projet dans le concept de développement durable.

Guillaume Pertinant[2] explique que la France comme de nombreux pays occidentaux, s’oriente progressivement vers une économie majoritairement tournée vers les services et la création de valeur. Cette dernière et les services sollicitent non plus nos muscles, mais nos facultés mentales qui  ne peuvent s’exprimer que dans un environnement propice. Il est difficile d’être créatif quand on est sous l’emprise de stress chronique La croissance et la performance de notre économie et donc de nos entreprises résident en partie dans notre capacité à améliorer les conditions de travail, former les managers, repenser l’organisation du travail, bref à faire reculer le stress et la souffrance au travail. Ainsi, et c’est fort heureux, dans une économie mondialisée, organisée autour des services et de la connaissance, les chemins de la performance économique et sociale convergent.

Le stress est une opportunité en ce sens que les organisations qui auront appris à le dompter et qui sauront donc exploiter l’engagement et le potentiel créatif de leurs salariés seront favorisées dans la lutte économique de notre monde globalisé. La responsabilité de cette nouvelle vision incombe principalement aux responsables RH et dirigeants en entreprise qui disposent ainsi d’une possibilité de justifier quantitativement le bien fondé d’une démarche de bien-être au travail. Elle incombe également aux managers de proximité qui, sont un maillon clé dans la prévention de ces risques. Et bien entendu aux partenaires sociaux.

« Se doter d’une vision humaine, c’est affirmer la volonté d’apporter à ses collaborateurs un avantage spécifique par rapport aux entreprises […]. Cette recherche d’un avantage compétitif humain est un choix stratégique fondamental qui, comme l’avantage compétitif économique, détermine la culture de l’entreprise »[3]. Une organisation ne peut pas se contenter de penser que le stress est inhérent au métier ce qui revient en quelque sorte à faire la sélection par le stress. La gestion du stress devient stratégique lorsque Direction et parties prenantes auront intégré le fait que pour continuer à délivrer un travail de qualité il faut s’entourer des meilleurs et aussi les garder. Ces meilleurs, qui ont l’embarras du choix, refuseront la souffrance au travail. Devenir stratégique, pour la DRH, sera donc de s’emparer de ce sujet qui, loin d’être un sujet de mode, est une lame de fond. Survivront, à mon sens, les entreprises qui feront le choix du mode zéro risque et qui en feront un élément différentiant dans la gestion de leurs ressources

 

[1] Propos recueillis par Laurent Jeanneau, 17 juin 2008, Entretien avec Philippe Davezies, Alternatives Economiques, cité par Marin Ledun, Brigitte Font Le Bret, Pendant qu’ils comptent les morts, La Tengo Editions, avril 2010 141

[2] http://myrhline.com/actualite-rh/stress-risque-ou-opportunite/article00590.html

[3] Jean-Marie Descarpentries, Philippe Korda, l’Entreprise Réconciliée, Albin Michel, avril 2008

Ambiance de Noël au bureau : voici comment

C’est Noël … Sans vouloir se lâcher complètement, mettre un peu de gaîté et de fantaisie au bureau a une bonne influence la motivation et la bonne humeur.

Si vous n’avez pas de vacances au moment de Noël (ce qui, avouons-le est dommage, cette année, vu le calendrier favorable), alors pourquoi ne pas décorer le bureau pour lui donner une ambiance de fête. Sans pour autant transporter un sapin de 2 mètres de haut chargé de guirlandes, votre patron risquerait de trouver la plaisanterie un peu poussée, voici quelques idées pour donner à votre lieu de travail un air festif.

Photo : Ineke Walther

7 idées pour donner un air de Noël au bureau

Bien entendu, toutes les entreprises ne le font pas, un arbre et un peu de déco peuvent facilement représenter un budget trop important oubien elles n’acceptent pas de voir se détourner les collaborateurs de la raison pour laquelle ils sont au bureau : travailler ! Néanmoins, égayer son lieu de travail et sa table, aucun manager n’y sera opposé. Voici, en 7 étapes, comment créer une ambiance de Noël sans  pour autant perturber le travail.

1. Tenez compte de votre supérieur

Essayez d’imaginer ce qui plairait à votre manager. Pouvez-vous pousser le bouchon très loin ? Alors lâchez-vous avec les guirlandes, la neige artificielle et « Jingle Bells » en fond sonore. Mais si votre manager est plus réservé ou si votre lieu de travail accueille beaucoup de clients ou encore si pour une question de sécurité l’idée est discutable, alors abstenez-vous et allez satisfaire ailleurs vos idées de déco.

2. Evaluez votre bureau

Une fois que votre manager vous a donné son accord, examinez votre bureau avec un peu de recul et déterminez de combien d’espace vous disposez. Si votre bureau est couvert de dossiers, documents et autre tas de papiers, n’en rajoutez pas trop avec des bricoles décoratives. Un plafond suspendu peut vous offrir beaucoup de possibilités, en revanche, en termes de guirlandes et d’objets accrochés.

3. Plus on est de fous …

Fédérez vos collègues autour de l’idée, cela les rendra joyeux. Un bureau décoré c’est rigolo, deux c’est mieux et trois c’est carrément l’ambiance de Noël. Passer tous ensemble une heure après le boulot à décorer les lieux, pour aller boire ensemble un bon chocolat chaud, voilà une excellente forme de teambuilding.

4. Déco : transformez votre écran en cheminée

Suspendre une boule de Noël à votre ordinateur, c’est déjà quelque chose, mais vous pouvez aussi transformer votre écran en vraie cheminée. « Construisez » un mur en pierre avec du carton pour imiter une cheminée. Votre Ipod vous fournira le bruitage d’un feu crépitant. Accrochez une chaussette à l’écran. Ou alors enveloppez votre bureau de papier cadeau (ou celui de votre collègue, y  compris le clavier et la souris ; fous rires garantis).

5. Utilisez les fournitures de bureau

Photo Cyrille Jubert

Bien entendu vous pouvez acheter le stock complet d’une jardinerie, mais pour créer une atmosphère de Noël vous pouvez aussi utiliser vos ustensiles quotidiens de bureau. Fabriquez un bonhomme de neige avec du papier d’imprimante, créez une grande cheminée avec les cartons vides. Ajoutez des post-it verts en guise de feuillage. Dessinez un point rouge sur chaque feuille et collez-les en forme de couronne de Noël ou de sapin. Installez le tout sur votre porte ou votre fenêtre. Plus vrai que nature.

6. Fabriquez des douceurs

Noël est synonyme de bonnes choses donc cuisinez quelque chose de sympa pour vos collègues : des petits gâteaux, des truffes maison, des petites meringues, des orangettes, ou apportez une brique de chocolat à boire tout prêt et au moment de la pause café, faites la surprise à vos collègues de servir la boisson dans des tasses non sans avoir ajouté sur le dessus un nuage de crème chantilly.

Encore plus fou, organisez un « bar de Noël » chargé de bonnes petites choses. Des petites sucettes, des mini-pères Noël en chocolat … Au moment de Noël on passe plus de temps dans sa cuisine donc penser à faire une surprise aux collègues est assez naturel. Vous verrez : tout le monde trouvera l’idée sympa et apportera sa pierre à l’édifice sous forme de chocolats, calissons, petits gâteaux, chocolats. Une journée un peu morne peut se trouver égaillée par ces quelques petits aménagements éphémères.

7. Achetez des petits cadeaux

Noël est synonyme  de don ; faites la surprise à vos collègues de leur apporter un petit cadeau. Que ce soit quelque chose que vous ayez fait vous même, un gadget rigolo ou un présent désiré. Un libre que vous  avez aimé,  ça se partage. Ce geste participe à la magie de Noël.

Devoir travailler n’est donc pas grave. Si par-dessus le marché vous bricolez une bonne playlist de Noël vous obtiendrez une vraie ambiance de Noël. Hohoho, bon travail !

Et joyeuses fêtes de fin d’année à tous.

Photo Pascal Thénault

La 25e heure ou « l’avenir appartient à ceux qui travaillent moins »

Non, il ne s’agit pas du dernier thriller …

Quoique : ce petit opus est un véritable « pageturner ».

Qui refuserait d’investir une heure de son temps pour gagner plusieurs heures de travail par jour ?

C’est ce qu’ont pensé 3 compères, les 3D, Guillaume Declair, Bao Dinh et Jérôme Dumont, qui en un weekend ont rassemblé toutes les idées recueillies auprès de 200 « startuppers » pour en faire un ouvrage drôlement bien fichu qui vous fait vivre une aventure formidable, presque un jeu de piste : ils vous mettent au défi d’automatiser tout ce qui peut l’être, de prioriser, d’obéir à Pareto et se souvenir de Parkinson, pour rester sur ses objectifs, ne pas procrastiner, faire le job sans en faire trop pour protéger sa santé et son temps, les deux seuls bien qui soient vraiment essentiels et qui nous manquent tant.

Les 3D nous apportent sur un plateau une multitude d’applis destinés à automatiser au maximum tout ce qui peut l’être et qui est sans valeur ajoutée. Nous dissuadent de classer nos documents puisqu’avec la fonction recherche on retrouve bien mieux une pièce qu’en passant du temps à se souvenir de la logique de son arborescence. Nous rappellent qu’une réunion doit avoir un objectif et que ce n’est que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution qu’on y a recours. Nous invitent à nous poser la question de savoir s’il ne vaut pas mieux attaquer un dossier difficile dès le matin lorsqu’en général on est en forme plutôt que de passer la première heure à lire et à trier ses mails … d’autant que le tri peut lui aussi se faire de façon automatisée.

Personnellement j’ai déjà progressé. Désormais, pour faire mes traductions, j’utilise GoogleTrad. D’un simple clic tout mon document passe du Français au Néerlandais. Il me suffit alors simplement de relire et de modifier ce qui sent la mauvaise traduction et donc désormais je gagne 80% du temps que j’y consacrais jusqu’alors. Avec probablement un travail de meilleure qualité. Ceci ne doit pas arriver aux oreilles de ma DRH, je compte sur vous.

D’aucuns me diront : un livre de plus sur « comment bien gérer son temps ». A cela je réponds : si vous ne trouvez pas une astuce par page, je vous rembourse !

 

Jérôme est co-fondateur de l’agence de développement mobile One More Thing Studio. Il a fait son premier Burning Man il y a 10 ans et un tour du monde tout seul en sac à dos, il organise le festival libre Opal aujourd’hui. Guitariste, motard et magicien à ses heures perdues.
Bao est directeur Europe, Moyen-orient et Afrique de l’appli de réservation d’hôtels à la dernière minute HotelTonight. Il a fait un tour du monde avec une valise à roulettes et aime inviter des cuisiniers de Top Chef chez lui pour essayer de choper leurs tips.
Guillaume est co-fondateur du média Merci Alfred et de la marque de mode responsable Loom. Il est aussi co-auteur des Topos, des articles longs mais pas (trop) ennuyants sur des sujets comme l’éducation ou le bonheur.

 

 

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