Nouveau job : comment surmonter l’angoisse du premier jour ?

Manque de confiance, stress, grande nervosité : ce sont des manifestations normales d’angoisse le jour où vous prenez un nouveau poste.

Le premier jour à votre nouveau lieu de travail, dès que vous avez franchi la  porte, l’angoisse se saisit de vous. Vous ne connaissez personne, vous n’avez aucune idée de ce qui s’y joue, vous ne savez ni que dire ni à qui, vous n’avez aucun indice sur la façon dont vous devez vous présenter. D’ailleurs : où se trouve la machine à café ?

Et ce n’est que le début. Un nouveau job peut réveiller des émotions d’angoisse pure qui vous donnent l’impression de ne pas être pertinent ou compétent pour ce poste que vous venez d’accepter.

Plus vous regarderez rapidement ces inquiétudes en face, plus rapide sera votre intégration dans votre nouvel environnement de travail. Voici cinq façons de surmonter vos craintes et de prendre confiance en vous.

1. Détendez-vous !

Si vous pénétrez les lieux le corps rempli de tensions, vous provoquez du stress non seulement en vous mais aussi chez les autres. Si vous êtes tendu, vous vous ouvrez moins aux autres et rendez la prise de contact avec vos collègues plus compliquée, parce que votre corps trahit votre réflexe de protection. Sous stress vous risquez d’être davantage centré sur vous que sur le travail qui vous attend.

Une terrible angoisse au premier jour de travail vous submerge et cela n’a rien d’exceptionnel. Voici comment la maîtriser. Votre corps est le miroir de votre âme et donc si vous vous comportez comme quelqu’un de stressé, vous risquez de vous sentir stressé. Par conséquent : détendez-vous. Déliez vos épaules, respirez calmement, naturellement. Ecoutez votre corps et dès que vous sentez une tension s’installer, prenez quelques instants pour assouplir vos épaules et vous détendre.

2. Souvenez-vous de la raison pour laquelle vous êtes là

L’idée de prendre un nouveau poste, dans une grande organisation prestigieuse, peut-être, et que vous ne connaissez pas peut paradoxalement vous faire oublier ce pour quoi vous vous y trouvez. Souvenez-vous donc que c’est vous qui avez obtenu le poste et personne d’autre parmi les candidats. Votre nouvel employeur vous accorde sa confiance.

Souvenez-vous aussi pourquoi vous étiez si enthousiaste à l’idée de décrocher ce poste. Qu’avez-vous prévu de faire ? Comment allez-vous vous y prendre ? Quels objectifs vous proposez-vous d’atteindre ?

3. Ayez confiance dans le process

Lorsque l’on prend un nouveau poste on voudrait tout de suite tout bien faire : donner les réponses les plus justes aux questions, faire bonne impression aux collègues. Souvenez-vous que vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Bien au contraire, prétendre tout savoir est une manifestation d’arrogance ; personne n’attend de vous de tout savoir.

Si une information vous manque pour faire votre travail, expliquez que vous êtes encore en train d’essayer de comprendre et revenez vers la personne quand vous avez la réponse pertinente. Soyez certain que petit à petit vous en saurez de plus en plus. De façon naturelle.

4. Vos collègues sont des êtres humains

Vouloir se comparer à d’autres est un écueil dans la mesure où vous allez penser que tout le monde autour de vous est meilleur que vous : ils en savent plus et sont plus compétents. Ce qui n’est absolument pas le cas, personne n’est parfait, tout le monde a ses faiblesses et ses forces. Vouloir vous comparer aux autres ne peut qu’insuffler de l’angoisse en vous, on a tous commencé par un premier poste, vos collègues autant que vous.

5. Tout cela est normal

Tout ce qui est nouveau fait peur, on n’y peut rien. Si cela n’était pas le cas, cela voudrait dire qu’il n’y a en fait aucune nouveauté et donc aucun challenge pour vous. Dans ce cas pourquoi avoir pris ce poste ? Pourquoi avoir changé de job ?

Dans une situation nouvelle, dont l’issue est incertaine, votre cerveau envoie automatiquement un signal de peur. C’est normal. Souvenez-vous que ce n’est pas pour rien que vous en êtes là aujourd’hui. Tout ceci va passer. Promis.

 

Source : The Muse

Recherche d’un nouveau poste : soyez stratège face à un chasseur de tête

Voici comment vous positionner en stratège

Quiconque se présente à un entretien pour un nouveau poste se trouve confronté à des conflits intérieurs et des paradoxes durant le process de recrutement. Alors qu’ un premier entretien s’est merveilleusement bien passé, le second s’avère décevant. On se sent alors amoindri et le fait de rencontrer de nouveaux interlocuteurs interfère par rapport à ce qui est attendu par l’employeur, par exemple de par des questions  sur des sujets déjà abordés  ; la confiance en soi disparaît d’un coup.

En tant que candidat, vous vous retrouvez durant la procédure de recrutement au contact de personnes aux enjeux différents. Chaque entretien vous soumet à des formes de profilage divergents. Les divers interlocuteurs ont en tête des enjeux qui leur sont propres et s’intéressent à des points spécifiques de votre personnalité. Le fait que le premier entretien ait très bien marché ne veut pas dire que la suite sera aussi évidente et satisfaisante. Vous êtes passé au crible.

Voici comment vous positionner en stratège pour décrocher le poste.

Le chasseur est votre allié

La première personne avec laquelle vous aurez un contact, c’est le chasseur. Son rôle est de satisfaire à la fois son client et son candidat. Il cherche, en deux mots, un CV pertinent. Si vous lui demandez à l’issue du premier entretien ce qu’il pense de votre candidature et quelles sont vos chances, et alors même que la réponse sera probablement positive, ne vous faites aucune illusion. Cette question ne sert pas à grand chose. Il vaut mieux tenter de récupérer autant d’information que possible à propos de ceux qui vont vous interroger ultérieurement si le process continue pour vous.

Lorsque l’on postule, il est impératif de maîtriser trois styles de communication. Vous avez besoin de savoir comment est organisée la procédure, de savoir s’il s’agit d’une création de poste et s’il existe au sein de l’organisation des résistances vis à vis de la fonction ou vis à vis du département au sein duquel ce poste est à pourvoir. Renseignez-vous sur qui vous allez rencontrer au prochain tour. Quels seront leurs points de vigilance ?

Essayez de le savoir.

 Vous êtes devenu l’allié du chasseur, parce que votre succès et la suite du trajet conditionneront son bonus. N’hésitez donc pas à lui demander des astuces et des pistes par rapport au deuxième entretien. Notez systématiquement ce que vous avez retenu de l’entretien ; notez les questions que l’on vous a posées. De toutes façons, prendre des notes pendant un entretien est toujours bien perçu.

Le deuxième entretien

On peut croire que RH et recrutement se confondent, mais en fait ces fonctions s’opposent. Les collaborateurs de la RH sont depuis toujours mobilisés par la compliance et les process. Ils travaillent de façon structurée et ont souvent un mode de pensée réactif et dans l’évitement. Ils sont concentrés sur le détail et sur l’humain.

Il est possible pour ce deuxième entretien qui sera RH que votre interlocuteur ne veuille savoir que deux ou trois choses sur vous. Vous devriez connaître ces questions car elles sont implicitement annoncées dès l’offre d’emploi. Il s’agit de certaines compétences que vous devez détenir et qui vont être testées lors de cet entretien. Par exemple : êtes vous résistant au stress ? Les questions vont porter sur des thématiques qui peuvent ou pas vous déstabiliser. Dans ce genre d’entretien destiné à valider les savoir-faire et savoir-être par rapport au poste, on attend de vous que vous soyez concis et synthétique.

S’il s’agit d’un entretien face à plusieurs personnes, faites en sorte d’établir un authentique contact visuel avec chaque interlocuteur. Il peut se trouver, parmi eux, quelqu’un de particulièrement silencieux, ce qui peut être  une  tactique. L’idée est d’examiner la façon dont vous allez venir chercher la personne dans l’entretien. Si vous vous rendez compte qu’il n’y a pas beaucoup voire quasiment pas de contact entre les divers interlocuteurs il se peut que l' »utilisateur final » ait lui-même fait appel au chasseur mais qu’il ait l’obligation de faire passer le candidat par la case RH. En tant que candidat, à un moment ou à un autre, on entre en contact avec les conflits et les contradictions internes à l’organisation. Il est utile de s’en apercevoir.

Pour s’en apercevoir, entre autres, il est important de savoir gérer trois styles de communication :

3 styles à bien maîtriser

1. Le style humain
Apporter la preuve, faire confiance et se préparer sont les maîtres mots. Prouver en apportant les diplômes et certificats, mais aussi en donnant des exemples tirés de votre expérience. Comment avez-vous géré telle situation ? Comment a réagi l’autre ? Le style se trouve aussi dans les détails, par exemple votre faculté à vous montrer calme et posé en entretien, votre propension à savoir écouter. Savoir laisser s’installer le silence, savoir maintenir le contact visuel, éviter de (trop) sourire. Pour montrer que vous vous êtes préparé, n’hésitez pas à venir au rendez-vous muni d’une copie de l’annonce ainsi que de votre CV. Cela démontrera le soin que vous mettez à vous présenter pour un éventuel poste.

En tant que candidat, vous entrerez en contact, pendant le process de recrutement, avec des enjeux différents.

 2. Le style professionnel
Evitez les longs discours, restez concis, factuel. Ce sont ici  le professionnalisme, les chiffres et les faits qui sont au centre du discours. Montrez votre valeur, votre rapidité, votre souci du résultat.  Montrez votre motivation et reliez-là aux qualités recherchées dans l’offre d’emploi. Vous êtes énergique ? Montrez-le au travers de votre posture et de votre façon d’aborder des questions sensibles. Entrepreneur ? Racontez les initiatives que vous prenez. Veillez s’il s’agit d’une fonction commerciale à parler montants, bonus, prix, pourcentages. Il est possible également que l’on vous soumette à un test de résolution de problème sous la forme de : « imaginons que … ». Faites attention à votre débit de parole et à utiliser à bon escient les moments de silence aménagés par votre interlocuteur.


3. Le métastyle

Il s’agit de la communication à propos de la communication. « Ai-je suffisamment développé ce point ? » ; « Puis-je vous donner un exemple ? » ; « permettez-moi de vous poser une question rapide avant de répondre à la vôtre ». C’est un style que l’on retrouve beaucoup chez les animateurs TV. Mettez des mots sur des situations : « je vois que ça vous touche / vous perturbe un peu ». Cela ressemble à un présupposé, mais exprimer un ressenti permet ensuite d’en parler, de le développer. « j’ai le sentiment de ne pas complètement vous convaincre » est à tenter pour donner à l’entretien une tournure complètement différente.

En restant particulièrement concentré sur les enjeux au sein des organisations, en jouant des différentes styles de communication et en appliquant le métastyle pour dire ce que vous pensez ou ressentez, vous disposerez d’une grande force tout au long du parcours de recrutement.

Photo : Raoul van der Weide

Discrimination à l’embauche : quelques cas de figure …

Credits : Tess Zeiner

Recruter sans discriminer ? Cela semble évident. Et pourtant …

Nous sommes tous d’accord : un bon recrutement est celui qui se solde par une perte de temps en entretien la plus réduite possible. Seules doivent être valorisées les compétences professionnelles du candidat en lien avec le poste proposé, en adéquation avec l’équipe en place et le projet de recrutement. Cela passe nécessairement par une bonne analyse du besoin et l’identification du type de compétences nécessaires sur le poste à pourvoir, mais aussi par l’appréciation de l’attitude du candidat pendant l’entretien, sa motivation et son enthousiasme.

Donc tout ce qui est discrimination n’a pas sa place là-dedans, n’est-ce pas ?

Pour rappel, l’Art 225-1 du code pénal modifié par la loi du 21 Février 2014 énonce  les 20 critères de discrimination interdits non seulement à l’égard des personnes physiques mais aussi morales.
Ainsi, constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l’origine, du sexe, etc des membres ou de certains membres de ces personnes morales.

Mais aujourd’hui en France, tous les employeurs sont-ils au courant ? Sont-ils prêts à se conformer aux prescriptions ? A l’inverse existe-t-il des cas où la discrimination est licite ?

Oui.

 

Il existe des entorses à la non discrimination

1/ Par exception au principe de l’égalité de traitement, une différence de traitement fondée sur une caractéristique liée à l’un des motifs de discrimination fixés, ne constitue pas une discrimination lorsque, en raison de la nature d’une activité professionnelle ou des conditions de son exercice, la caractéristique en cause constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime, et que l’exigence soit proportionnée.

Par exemple : un employeur passe une annonce pour dire qu’il cherche une personne âgée de 16 à 18 ans pour un catalogue publicitaire destiné à des adolescents. Est-ce un délit ? Non, car il ne s’agit pas d’une discrimination basée sur l’âge, étant donné qu’il est légitime pour cet employeur de ne pas embaucher une personne adulte pour présenter des vêtements pour adolescents.
A l’inverse, une personne qui serait recrutée par exemple pour faire le service dans une enseigne de restauration rapide et donc on romprait la période d’essai au motif que son uniforme n’existe pas dans sa taille dite XXXXL ferait l’objet de discrimination indirecte, ce qui est punissable. Ce n’est pas la qualité de son travail mais son apparence qui est en cause. La raison de la fin de son contrat repose sur un prétexte, à savoir l’inexistence d’une tenue adaptée.

2/ La fixation d’un âge maximum pour le recrutement, fondée sur la formation requise pour le poste concerné ou la nécessité d’une période d’emploi raisonnable avant la retraite est autorisée.

3/ Le recrutement d’artistes appelés à interpréter soit un rôle féminin, soit un rôle masculin ; des mannequins chargés de présenter des vêtements et accessoires ; modèles masculins et féminins st bien sûr licite.

4/ En matière de religion :
Par la nature de ces activités ou par le contexte dans lequel elles sont exercées,
la religion ou les convictions constituent une exigence professionnelle essentielle, légitime et justifiée eu égard à l’éthique de l’organisation. Comme par exemple dans une école tenue par des congrégations religieuses. Il sera par exemple légitime pour une école chrétienne d’embaucher un professeur de cette confession pour dispenser des cours de religion chrétienne.

5/ En matière de vie privée :
Alors que l’employeur ne saurait demander des renseignements portant sur la vie privée ou sur l’appartenance syndicale du candidat, il peut s’informer de la possession, par exemple, par l’intéressé, du permis de conduire si l’emploi à pourvoir le nécessite effectivement.

 

En matière de discrimination dite positive, on met en place des accords, en particulier on peut citer les accords suivants : hommes/femmes, personnes en situation de handicap, seniors, juniors. Là aussi, il peut arriver que des organisations « détournent » quelque peu la loi : certes elles affichent fièrement le fait qu’elles comptent dans leurs effectifs 6% de personnes en situation de handicap … en réservant certains emplois, et pas d’autres, à ces personnes en situation de handicap. Il me semble que ce procédé est particulièrement cynique et pourtant il est pratiqué, notamment, dans une grande banque française au moins.

 

Attention à la discrimination indirecte

Les circuits de recrutement fermés sont un exemple de discrimination indirecte. Dans ces cas, les entreprises recrutent sur la base de la préférence familiale (accueil en stage des enfants du personnel), ou sur la base d’une solidarité de filière de formation (association des anciens de telle grande école), ou encore sur la base de la préférence communautaire (dans le secteur du Bâtiment Travaux Publics, l’encadrement des chantiers a tendance à recruter des ouvriers de même origine).
Ceux qui n’ont pas accès à ces réseaux sont donc exclus de l’offre. Pourtant personne n’a voulu les exclure…
C’est la mise en place de ces mécanismes qui aboutit à une discrimination indirecte.Cette absence d’intention est une caractéristique centrale de la discrimination indirecte.

La discrimination indirecte peut aussi toucher le temps de travail :
Il en va ainsi d’une règle défavorisant les salariés à temps partiel : la discrimination pourra porter sur le sexe,  puisque statistiquement une nette majorité des salariés à temps partiel sont des femmes.

On peut ainsi imaginer qu’un règlement interne d’une entreprise réserve une prime aux trois salariés qui sur l’année effectuent volontairement le plus d’heures supplémentaires. Or cette disposition risque d’être préjudiciable aux travailleurs à temps partiel qui eux, généralement sont peu disponibles pour effectuer des heures de travail en plus. Si beaucoup de travailleurs à temps partiel dans l’entreprise sont des femmes, alors il s’agira donc là d’une discrimination indirecte sur base du sexe.

De même, des différenciations fondées sur l’ancienneté ou l’expérience peuvent s’analyser en discriminations indirectes fondées sur l’âge. Un employeur accorde volontairement 28 jours de congé à tous les salariés embauchés avant le 1er janvier 2014. Les salariés embauchés après cette date n’ont droit qu’à 25 jours comme la loi le prévoit. Monsieur X âgé de 25 ans et embauché en 2015 se plaint de subir de ce fait une discrimination sur base de son jeune âge : il estime en effet que les personnes qui auront été ou seront embauchées après 2014 risquent fortement d’être des personnes jeunes et de ce fait elles seront moins bien traitées en raison de leur âge. Or il n’est pas évident de suivre ce raisonnement, l’employeur ne se basant pas sur l’âge pour réserver un traitement différent à une catégorie de salariés, mais sur la date d’embauche. Néanmoins si dans cette entreprise les salariés embauchés après la date clé du 1er janvier 2014 étaient majoritairement des jeunes salariés, un juge pourrait être enclin à y déceler une discrimination sur base de l’âge.

La bonne nouvelle c’est qu’une telle discrimination indirecte peut être objectivement justifiée. Dans ce cas, elle n’est alors plus répréhensible.

La charge de la preuve de la justification objective revient à l’employeur. Tout dépendra en effet des arguments qu’il peut avancer pour expliquer les critères, dispositions, pratiques posées.

Les salariés français descendant d’immigrés africains perçoivent un salaire inférieur de 14 % à celui des salariés de parents français. Cet écart est le résultat d’inégalités sociales rencontrées lors du parcours professionnel.

 

Et la discrimination directe ?

On pourrait croire que c’est gros. Que ce n’est plus possible. Et pourtant :
L’exemple de la recherche de stage :
Les jeunes qui suivent un enseignement professionnel sont amenés, en cours de formation, à effectuer un stage en entreprise; Or les responsables de stages signalent que beaucoup de patrons refusent les enfants d’origine maghrébine. Des critères sélectifs de « bonne présentation » sont avancés par les employeurs pour justifier le refus d’accueillir ces jeunes.
La recherche de stage constitue, pour les jeunes des quartiers populaires, un événement décisif dans leur prise de conscience des discriminations.
C’est une évidence : ces situations génèrent de la frustration, du découragement, de la colère

11,6 % des salariés homosexuels auraient été, au cours de leur carrière, écartés d’une promotion interne du fait de leur orientation sexuelle. Près de neuf salariés sur dix auraient été victimes d’une forme d’homophobie plus larvée, faite de rumeurs ou de blagues.

 

La discrimination au quotidien

Les propos racistes, xénophobes, homophobes ou sexistes constituent des infractions, mais ne sont pas des discriminations. Ces opinions deviennent des discriminations lorsqu’elles conduisent à une inégalité de traitement, dans un cadre prévu par la loi. Ceci laisse la porte ouverte à bien des … libertés.
Par exemple, un responsable de magasin qui déclare qu’il n’aime pas les étrangers
C’est un propos raciste
Si ce responsable de magasin refuse d’embaucher des vendeurs au motif qu’ils sont étrangers
C’est une discrimination

Le racisme

En droit pénal, le racisme est réprimé quand :
– une personne discrimine une autre personne en raison de sa couleur de peau (c’est l’une des 20 formes de discrimination) :
– des propos racistes (provocations, injures, diffamations…) sont prononcés ;
– une infraction (dégradation, destruction, violence…) est motivée par la couleur de peau (ex : violences racistes).

 

Au-delà de la discrimination, les propos ou agissements discriminatoires

Injure à caractère racial
C’est une invective, une expression outrageante ou méprisante adressée à une personne ou à un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. La personne qui prononce l’injure cherche à blesser.
Provocation à la haine raciale
C’est le cas où une personne tient des propos qui incitent à la haine contre un groupe de personnes en raison de leur religion ou de leur origine ethnique ou nationale. L’auteur de la provocation vise à obtenir l’adhésion des témoins. Par exemple : Le fait de diffuser un tract présentant les immigrés sous un jour exclusivement nuisible, en les rendant responsables de l’insécurité, du chômage et de l’accroissement de la charge fiscale. Cette provocation à la discrimination est une infraction réprimée par la loi.
Violences racistes
C’est le fait de commettre des violences envers une personne en raison de son appartenance, vraie ou supposée, à une nation, une ethnie, une race ou une religion déterminée.

Les principales situations pouvant mener à de la discrimination

 

  • Habiter une ville mal réputée
  • Etre représentant syndical
  • Etre  issu de l’immigration
  • Présenter un Handicap (et ne pas avoir accès au poste du fait de faibles diplômes, ou se voir proposer des emplois précaires)
  • Jeunes et seniors (fourchettes d’age dans les annonces, contrat de génération)

    On constate que les banques préfèrent recruter des femmes pour des postes subalternes

 

 

Et vous, où en êtes-vous ?

QUESTION VRAI/FAUX
Une personne handicapée qui travaille est donc un travailleur handicapé
Les entreprises ont des avantages à recruter des travailleurs handicapés, mais le travailleur n’en a pas
Embaucher une personne handicapée nécessite forcément des adaptations de poste
Les personnes handicapées sont plus souvent en arrêt de travail que les autres.
Une personne handicapée aura du mal à s’intégrer dans l’équipe
Un travailleur handicapé résiste moins bien à la pression que les autres
Les entreprises de moins de 20 salariés ne sont pas soumises au quota des 6 %, elles n’en embauchent donc pas, ce qui est défavorable aux grosses structures

Rupture amoureuse : Comment je vais pouvoir aller travailler, moi !

Crédit : Pascal Thénault

Il est difficile de compter sur beaucoup de compréhension de la part de ses collègues et managers dans le cas d’un chagrin d’amour alors que c’est extrêmement douloureux. Comment faire ?

Lors de la parte d’un proche, tout le monde considère qu’il est tout à fait normal de prendre du temps pour digérer cette perte. Les collègues et les supérieurs acceptent le fait que vous soyez moins concentré, que vous préfériez travailler depuis chez vous ou bien que vous preniez quelques jours pour vous retrouver en famille. Ou vous retrouver tout court.

Dans le cas d’une rupture amoureuse, il en va tout autrement. Il se peut même que votre entourage professionnel vous en veuille du fait que vous vous autorisiez à vous laisser influencer dans votre travail par un état émotionnel issu de votre vie privée, alors que la douleur et le chagrin peuvent être équivalents en intensité que dans le cas d’un décès. Comment faire, alors, pour parvenir à surmonter un chagrin d’amour ?

Surmonter une peine de coeur au travail : 5 points clé

On a le droit d’avoir du chagrin, mais pas de mettre en jeu son emploi. C’est pourquoi n’en veuillez pas à votre entourage ou votre environnement professionnels s’ils vous semblent un peu indifférents , mais essayez de traverser vos journées le mieux possible. Heureusement nous savons tous qu’un chagrin d’amour évolue vers quelque chose de moins violent pour finir par disparaître, même si « au début » on ne pense pas que ce soit possible.

Et dans une telle situation de désarroi, comment parvenir à passer la journée ?

1. Sortez du lit. MAINTENANT !
Rester au lit à ruminer sa peine est très tentant. Mais ce n’est pas une bonne chose. Comment s’en sortir dans ces conditions ? Mettez votre téléphone en charge à l’autre bout de la maison ou de l’appartement. Quand l’alarme se déclenche, vous êtes obligé de vous lever pour l’arrêter. Une fois debout, vous êtes debout. La douche, et au boulot, au lieu d’attendre un SMS qui ne viendra pas, de vous dire que cela fait X jours que ce SMS ne vient pas et se mettre à pleurer.

2. Faites appel à un collègue
Vous avez peut être une très bonne relation avec votre manager, mais il vaut mieux partager les côtés désagréables de votre rupture avec quelqu’un d’autre. Vous devez montrer que vous savez prendre du recul par rapport  à ce qui se passe au fond de votre coeur et il n’est pas souhaitable que plus tard vos difficultés soient mises sur la table lors de votre entretien d’évaluation. Préférez donc vous en remettre à un collègue fiable, d’un niveau hiérarchique équivalent, et qui ne peut pas se positionner en concurrent. Il ou elle peut éventuelement vous donner un petit coup de main si vous prenez un peu de retard au début ou tout simplement vous offrir l’épaule dont vous avez de temps en temps besoin lorsque les larmes vous submergent.

3. Emportez vos affaires de sport au bureau

Peu importe la distance entre les installations sportives que vous fréquentez et votre domicile. Une fois rentré, vous serez de nouveau en plein dans le chagrin et vous n’aurez plus l’élan de ressortir. Donc allez directement faire du sport en quittant le bureau et convertissez vos larmes en sueur. Les endorphines que vous allez produire avec l’effort feront le reste.

4. Souriez et faites des compliments
Vous savez probablement que notre cerveau ne fait pas tellement la différence entre un rire franc et un rire forcé. En se forçant à rire, on finit par rire vraiment. Et lorsque vous diffusez de la gaîté, à un  moment donné vous allez reprendre cette gaîté à votre compte, vous allez vous sentir plus joyeux. Donc : souriez poliment à la personne de l’accueil, félicitez votre collègue de sa bonne prestation en réunion. Peut-etre vous fera-t-on également un compliment qui à son tour vous donnera un peu d’énergie. Vos collègues seront moins enclins à aller dire dans votre dos combien vous allez mal. Nous sommes dans  une société, hélàs, où la peine, le chagrin, sont des sentiments perçus comme négatifs qui vous desservent professionnellement. Alors qu’ils ne sont que des émotions auxquelles nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre.

5. Elaborez un plan d’action
Certaines situations au travail vous font peur ? Réfléchissez à la façon dont vous voulez y réagir. Faites en sorte d’avoir sous la main une réponse standard pour quand des collègues vous demandent comment va votre relation. Que faire si pendant le travail votre ex finit par vous donner un signe de vie ? Bien préparée, cette situation sera bien gérée. Des réactions mûrement anticipées sont le meilleur moyen de maîtriser des réflexes émotionnels que vous aurez indiscutablement à regretter plus tard.

Souvenez-vous : tout finit toujours par s’arranger. Même mal.

Photo  :  Pascal Thénault

Travailler en faisant alors que l’on vient de subir une immense perte, comment faire ?

Un soir à Anos – Photographe Pascal Thénault

 

Apprendre à vivre avec son chagrin demande un immense effort. Alors que tout continue, votre propre monde s’arrête. Vraissemblablement vous souhaitez vous efforcer à fonctionner le plus normalement possible mais vous vous rendez rapidement compte que vous mobilisez bien plus de concentration et d’énergie  pour arriver à un résultat et que rien n’est plus du tout « normal ». Cela vient du fait que votre cerveau ne dispose que d’une capacité limitée à encaisser quand il s’agit d’émotions. Par conséquent, vous êtes bien plus rapidement fatigué, irrité et déconcentré qu’en temps normal.

 

Nous sommes tous différents face au chagrin. Vous avez celui qui en parle beaucoup, alors qu’un autre n’en dit rien et s’isole un peu. Un autre encore va complètement s’écrouler. Un autre  va  s’étourdir dans le travail. Quelle est la meilleure façon de vivre avec son chagrin ? Y en a-t’une seulement ? Et comment aborder le travail quand on a autant de peine ? Voici quelques pistes.

1/ Ne vous mettez pas en arrêt maladie

On a beau devoir faire son deuil on n’est pas malade pour autant. Si vous avez tout de même besoin d’un moment de répit, voyez avec votre manager si vous pouvez prendre des vacances sans solde ou exceptionnelles. Ceci pour vous donner le temps de vous reprendre après ce qui vient de vous arriver.

Et ensuite ?

2/ N’attendez pas d’être redevenu « comme avant » pour repartir au travail

En effet ça peut durer longtemps. Il vaut mieux là aussi en parler ouvertement avec votre manager et très vite après l’événement. Examinez ensemble ce qui est réaliste de prévoir, ce que l’un peut attendre de l’autre. Quand reprendre le travail. Et que veut dire pour chacune des parties le mot « travail » en ce moment particulier ?  Est-ce être présent ou est-ce être productif ? Dans quelle mesure ?  Avez-vous la possibilité de réduire un peu la charge de travail ? Si oui, pendant combien de temps ? Et en termes de soutien et de compréhension de la part de votre manager, où est le curseur ? Soyez ouvert sur cette question afin d’éviter tout malentendu. C’est sans doute plus efficace.

3/ Le travail comme ressource

Même si au début votre tête est complètement ailleurs, vous allez vous rendre compte que votre travail peut vous offrir bien des choses. Par exemple de la structure, de la distraction et une forme de sécurité. Et si vous osez le demander, au travail vous trouverez de l’empathie et du soutien.

 

4/ N’écoutez pas uniquement le critique mais aussi le conseiller qui est dans votre coeur

Nous sommes nombreux à être durs avec nous mêmes en période de vulnérabilité (chagrin, colère, déception). Alors nous nous disons « ne fais pas l’enfant » ou « y’a des choses plus graves ». Tout se passe comme s’il y avait deux facettes en nous qui s’opposaient : un « moi » vulnérable  (le critique interne) dont le rôle est de vous protéger contre des critiques extérieures possibles. En vous infligeant constamment des reproches, ceux des autres vous toucheront moins. Avoir un critique interne fort vous évite d’avoir des ennemis à combattre. En plus du reste.

Vous pouvez aussi faire le choix de vous regarder avec l’oeil  du conseiller extérieur, celui qui est aimable, respectueux et bienveillant envers vous, en vous inspirant de l’exemple d’une mère, d’un père … Si vous avez cette capacité, vous vous rendrez compte que vous pourrez vous autoriser davantage d’émotions et mieux vous consoler vous-même.

5/ Soyez prudent sur avec qui et quand vous souhaitez partager votre peine

Bien des personnes n’osent pas partager leur chagrin. Et encore moins au travail. Certaines en revanche se sentent obligées de tout déverser alors que leurs collègues demandent simplement poliment comment ça va. Quel que soit votre cas vous serez malheureux. Dans la première situation vous vous sentirez isolé même avec une vie sociale intense. Cela vient du fait que les contacts que vous nouez restent superficiels. En ne partageant pas votre peine et votre chagrin, vous perdez l’occasion d’établir un lien plus étroit avec quelqu’un à qui vous pourriez confier vos difficultés. Votre « moi » vulnérable reste seul. Si vous vous reconnaissez dans ce comportement, essayez de vous ouvrir un peu plus aux autres. Même si cela ne vous est pas naturel, même si cela vous semble angoissant, vous verrez que le souhtien d’un autre vous fera du bien dans la mesure où vous vous autorisez à le recevoir.

Une deuxième catégorie de personnes court le risque de s’épuiser. Ces individus n’arrivent pas à détourner leur chagrin au travail parce qu’ils passent plus de temps à parler avec des collègues bien intentionnés sur leur perte qu’ils ne le veulent en réalité. Ils se sentent obligés de répondre aux sollicitations bienveillantes et pensent manquer de reconnaissance quand à un moment donné ils souhaiteraient ne pas en parler mais ayant donné des habitudes ils se prêtent au jeu et s’épuisent en répondant  désormais un peu à contre-coeur à ces personnes bienveillantes a priori.

Si vous vous reconnaissez dans ce type de situation, osez poser des limites vis à vis de votre environnement et vous constaterez que vos collègues ne vous en voudront pas du tout contrairement à ce que vous craignez. Cela vous donne un peu d’espace pour recharger vos batteries.

 

D’après Petra van Reek

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L’angoisse de partir travailler

blog-2Photo Patrick Drouin

Pour quiconque a une raison légitime d’avoir peur d’aller travailler il est difficile de persuader autrui que ce dont il souffre peut être objectivé par un diagnostic clinique. La phobie du travail existe et est reconnue par la science.

Un article de 2009 paru dans Psychology, Health and Medicine démontre qu’une telle peur existe. La phobie du travail est définie comme « une angoisse phobique associée à des symptômes de crise de panique qui se déclenchent quand la personne se rend sur son lieu de travail ou simplement y pense ».

Après quelques sondages au sein de mon réseau d’amis et collègues, je suis arrivée à la conclusion que presque tout le monde souffre plus ou moins de cette affection. Mais bien entendu, quitter son domicile en se disant « fait suer » ne justifie pas en soi de se dire phobique du travail.

La phobie du travail se décline par toute une série de symptômes qui se déclenchent par toute une série de stimuli. Un article du Journal of Anxiety Disorders de 2007, distingue six formes de phobies au travail.

« Crise de panique liée au travail »
Rien que de penser que je dois partir travailler va me déclencher une crise cardiaque.

« Phobie du travail situationnelle »
Savoir que mon manager m’envoie présenter 100 slides devant une grande assemblée va me déclencher une crise cardiaque.

« Phobie aléatoire du travail »
Tout un tas d’aspects de mon travail me laissent penser que je vais faire une crise cardiaque.

« Phobie ciblée du travail »
Certains aspects spécifiques de mon travail me laissent penser que je vais droit à la crise cardiaque.

« Angoisse générale liée au travail »
Je sens que je fais une crise cardiaque au travail sans savoir pourquoi.

« Stress post-traumatique lié au travail »
Depuis que j’ai réellement fait une crise cardiaque, je suis en stress. Un stress qui me fait penser que je fais de nouveau une crise cardiaque.

Que dit le Social Anxiety Forum ?. Il s’agit d’un excellent forum où échanger sur la peur, la panique, et autres sujets associés. Un finlandais de 24 ans raconte combien la phobie du travail est épuisante. « j’envisage de partir. Les gens avec lesquels je travaille me prennent pour un nase« , écrit-il. « Mais je ne cesse de faire des erreurs à cause de mes problèmes d’angoisse. Mon cerveau est tellement mobilisé par l’angoisse qu’il n’a plus la ressource de se focaliser sur d’autres sujets« .

Il n’est pas le seul à se sentir aussi misérable. Un internaute de 35 ans souligne qu’il a cessé de travailler à 20 ans et a mis 4 ans à retrouver un poste du fait de sa phobie. Son conseil : « ne pas s’arrêter« .

Comme pour beaucoup de phobies, il existe une grande palette de traitements. Ce qui semble le plus réaliste serait « une acclimatation progressive », « qui permet d’être moins sensible à des stimuli ». Mais comme le lieu de travail ne peut pas être reproduit en laboratoire, il faut y passer en situation.

Finalement il faut se dire « mets-toi au travail et tout va bien se passer« . Ceci dit, une combinatoire entre un traitement et la volonté de développer des stratégies pour faire face semble une façon efficace de régler le problème.  Plus sérieusement, un vrai traitement combinerait une thérapie (cognitive ou autre) et éventuellement un complément médicamenteux destiné à détendre l’individu.

On peut se demander pourquoi on se préoccupe tant de ce sujet. Alors même que personne ne peut dire qu’il ne sera jamais confronté à la phobie du travail. Certes  il est possible pour déprogrammer les symptômes de son cerveau d’expliquer à son manager pourquoi désormais on doit pouvoir travailler de chez soi 24/7. Un employeur aimerait bien savoir comment se débarrasser de ce problème pour à tout le moins créer un environnement moins susceptible de déclencher l’angoisse chez le collaborateur.

En effet, un collaborateur pétrifié d’angoisse n’est pas un collaborateur heureux. Donc que l’on soit employeur ou employé, cela vaut le coup de savoir que certains d’entre nous non seulement détestent leur job, mais en plus en ont très peur.
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source : https://motherboard.vice.com

La plus jeune génération … née au siècle dernier.

La génération Z, c’est qui ?

L’individu de la Génération Z est un citoyen du monde, très habile dans l’utilisation des nouveaux media interactifs, qui apporte volontiers sa pierre à l’édifice social pour autant qu’il puisse garder la possibilité de faire preuve d’initiative.

Cette génération est-elle encore motivée par ce qui n’est pas en relation avec les ordinateurs ou les interactions en ligne ? Et en termes de marketing, devons nous désormais nous concentrer exclusivement sur une e-communication ? Ci-dessous quelques éléments sur cette ultime génération du 2e millénaire.

Que pouvons-nous déjà en dire ?

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Photo Patrick Drouin

La Génération dite “Z” est née approximativement entre 1995 et 2010, et donc a la vingtaine tout au plus pour les moins jeunes. La plus grande partie de cette génération se trouve donc dans sa période d’apprentissage ; plus fort encore, certains de ses membres sont encore des bébés ! Rien ne peut donc encore être affirmé à leur propos ; on peut raisonnablement commencer à émettre des hypothèses par le biais d’une étude empirique à propos d’une génération, lorsqu’elle se situe dans sa période d’apprentissage, donc à l’âge de15-25 ans. Plus tôt, les valeurs ne sont pas encore assez mûries et les cerveaux pas suffisamment développés, le sens de la famille reste le plus souvent la valeur la plus importante. Ensuite, on obtient un regard davantage tourné vers l’extérieur avec toutes les dérives que cela comporte. Il s’agit donc d’être très prudent avec les généralisations concernant la Generation Z, il vaut mieux parler “d’ados d’aujourd’hui”.

Generation Z à l’école

La génération Z pense-t-elle que l’école soit importante oubien estime-t-elle qu’Internet leur suffit pour survivre ?

Il semble qu’il ne soit pas possible de qualifier de façon univoque cette génération ; certains d’entre eux sont encore des tous-petits, d’autres touchent à la fin de leur adolescence. Mais ce qui est certain, c’est que cette génération est hyper connectée. Là où les anciens se représentent encore une relation pédagogue-élève, les jeunes de cette génération feront plus confiance aux outils en ligne qu’à des role-models de l’école.

La génération Z est très tournée vers l’avenir, comme tous les jeunes depuis toujours, et elle est avide d’apprendre. Ce qui caractérise ces jeunes, c’est la façon dont ils ont envie d’apprendre. Ce sont des réseauteurs attachés à un système de valeurs.

La génération Z se reconnait-elle encore un maître ayant l’autorité oubien est-ce que ce sont les stars du web qui sont les maîtres et les exemples ?

L’autorité, loin d’être un cadeau bonus attaché à une fonction, se mérite. L’autorité est correllée non pas au savoir et à la motivation mais  plutôt à l’inspiration et à l’expérience. Celui qui inspire la génération Z obtient incontestablement son adhésion.

Ce sont des personnalités inspirantes qui resteront des icônes importantes pour ces jeunes. Les enseignants se heurteront à l’avenir à des idoles virtuelles mais le vrai pédagogue qui saura “toucher” ses élèves conservera son ascendant sur eux.

Livres papier ou e-books ?

Cette génération met-elle encore parfois son nez dans les livres de classe ? Oubien ces jeunes contentent-ils d’utiliser le digital ?

De plus en plus d’écoles fournissent l’écrit sous forme d’ordinateurs ou tablettes et des tous-petits s’entraînent déjà sur des logiciels d’apprentissage. On assiste actuellement à une sorte de mélange des genres, mais en aucun cas on ne peut parler d’une aversion pour les livres.

Tous les enfants qui entrent en Sixième vont dire : “donne-moi un iPad avec des e-books, pour m’éviter d’avoir à traîner dix kilos de livres pour aller en cours”. Les livres scolaires, qu’ils soient électroniques ou pas, resteront toujours de la plus haute importance. Se contenter de Wikipedia est l’échec assuré au bac et la génération Z est celle qui en est la plus consciente.

Avec l’afflux de smartphones et autres outils à leur disposition, ne courons-nous pas le risque que la génération Z décide elle-même des temps scolaires et des temps de détente?

En effet. Travailler, étudier et jouer vont de plus en plus s’entremêler. Apprendre, tout comme les autres activités humaines, deviendra de plus en plus décorellé de l’espace/temps. Ceci ne signifie d’ailleurs pas pour autant que les objectifs en deviennent flous. Car dans le même temps, le tempo et la rigueur restent des repères importants pour les ados d’aujourd’hui. On ne peut pas atttendre de l’école qu’elle suive un modèle cafétéria qui propose aux élèves d’être consommateurs à leur rythme. Mais la génération Z va très certainement exiger plus de services en ligne fournis par son école, en particulier pour la distribution du travail à la  maison, les notes, les consignes des professeurs, les évaluations.

Generation Z au travail

Cette génération qui s’annonce, toujours mobile, perpétuellement connectée, continue-t-elle à s’intéresser aux organisations et au management ?

Absolument. La génération Z exige de la clarté et veut savoir où elle en est. En même temps elle est en quête de personnalités qui puissent être des sources d’inspiration et de leaders focalisés sur l’objectif et le résultat.

A souligner également, la génération Z, qui réseaute comme elle respire, ne s’intéresse pas trop aux structures hiérarchiques. Les responsabilités en étage et les organigrammes qui vont avec peuvent ne pas les passionner. La logique des organisations pyramidales leur échappe totalement. Ils se verraient bien déjeuner à la table du patron. Plus l’organisation est plate, mieux ils s’en portent.

On dit de la génération Z qu’elle est constamment connectée. Un chef d’entreprise qui instaure des restrictions à l’utilisation d’internet a-t-il toujours sa place dans le paysage ?

Imaginer en entreprise un Internet bridé n’est pas une bonne idée. Puisque avec mon ordinateur professionnel je ne peux pas aller sur Facebook, alors j’irai sur Facebook avec mon smartphone ou ma tablette. Telle est la logique de la génération Z.

Par ailleurs cette génération est très expérimentée en termes d’informatique, de web et de services en ligne. Indépendamment de la nature de leur job ils vont s’attendre à avoir à disposition ces services au travail sans pour autant dépendre de leur employeur pour les utiliser.

Le mode de travail actuel

Le mode de travail actuel va influencer profondément la génération Z quand elle rejoindra l’organisation

La Génération Z voudra se dégager de plus en plus de la contrainte d’espace-temps, que ce soit au bureau, à l’usine, à la salle de sport ou dans un parc. La génération Z travaille aussi bien chez elle qu’au bureau. Le travail et la vie privée seront de plus en plus entremêlés. La Génération Z cherche sans ambiguité l’équilibre de vie. Ce qui pour le moment est présenté comme la nouvelle façon de travailler est quelque chose qui semble complètement naturel à un jeune issu de la Generation Z.

La Génération Z va-t-elle substituer  à la course au job la course au télétravail ?

Cette generation  grandit avec les possibilités qu’offrent le chat, Skype, FaceTime. Ils sont donc enclins à utiliser ces media. Il y a aussi des raisons économiques à cela. Et écologiques. Le télétravail va donc plus que probablement se développer. En même temps il s’agit d’une génération qui cherche à vivre des émotions et à faire des rencontres. Le face à face ne disparaîtra jamais.

La mobilité et les voyages se complexifient. Et deviennent de moins en moins attractifs, pour bien des raisons, en particulier s’envoler depuis et vers des destinations étrangères ne fait plus trop rêver. Cette évolution des mentalités concerne aussi la génération Z. Et à côté de cela, il existe au sein de ce groupe un besoin irrépressible de “vivre des choses” issues d’autres cultures. Voyager va devenir plus sélectif, on ne se déplacera que vers des destinations jugées suffisamment intéressantes pour bouger.

Temps libre et utilisation des media

Que lit la Génération Z ? Un, journal/une revue en ligne ? Et cette génération accepte-t-elle encore de payer pour du contenu ?

 

Difficile à dire, cela dépend principalement de l’accessibilité des journaux en ligne. Il est évident que la Généraion Z grandit dans une époque où l’information est très souvent disponible gratuitement et où la propension à la payer diminue de jour en jour.

A l’avenir l’information sera disponible n’importe où et n’importe quand sur des écrans, dans le métro, dans des supports écrits gratuits et bien sûr en ligne. L’information existe pour être consommée. Payer pour l’obtenir n’entre pas dans la logique de cette génération. Ni aujourd’hui ni demain. En ce qui concerne les magazines, c’est plus nuancé, car ils offrent davantage de contenu unique et spécifique et sont source d’inspiration.

La Génération Z regarde-t-elle encore la télé ? Ou alors ne consomme-t-elle que des media via Internet ?

La télévision devient de plus en plus une surface plate avec quelques pics. Certes il arrive à la génération Z de regarder la télévision, mais de moins en moins souvent sur une télévision. Pourquoi attendre qu’une émission passe à la télévision alors qu’elle est déjà en ligne depuis deux jours ?

Il est probable que les émissions en ligne prennent le rôle de la télévision

Sortir et faire des rencontres

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Photo Patrick Drouin

Cela signifie-t-il alors que les cinémas vont se heurter au même type de difficultés ?

Les films en ligne vont intéresser de plus en plus, par leur accès facile et rapide. Mais le cinéma, en 3D en particulier, offre une expérience supplémentaire et représente une démarche différente qui continue à attirer, ne serait-ce que parceque aller au cinéma c’est aussi faire une sortie.

Cependant, aux Etats-Unis, on se rend compte depuis quelques mois de l’absence des plus jeunes dans les salles de cinéma. Le groupe cible de presque tous les blockbusters américains a cette année massivement boudé les salles. On ne sait pas encore si la cause en était les films eux-mêmes ou si le groupe cible commence à chercher à se distraire autrement et ailleurs. Probablement une combinatoire des deux.

L’ado d’aujourd’hui est connecté en permanence. Cela veut-il dire qu’il sera plus enclin à faire des rencontres en ligne plutôt qu’au café ?

Les rencontres en ligne vont devenir quasiment banales à l’instar des contacts personnels. Les rencontres par internet sont de moins en moins considérées comme un moyen suspect de faire des rencontres.

Toute rencontre à cet âge est importante et excitante. D’une certaine façon, Internet est leur cour de récréation et de toutes façons on finit par vouloir se rencontrer “pour de vrai”.

La Génération Z et le monde

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Photo Patrick Drouin

L’émergence des services basés sur la géolocalisation peut laisser penser que cette génération est plutôt orientée sur le local. Mais qu’en est-il ?

Ces jeunes grandissent avec le world wide web. C’est leur humble cadre de référence. Et il est local, national, international, tout se fond en un seul lieu avec Internet.

Avec les media sociaux, la distance n’a plus d’importance et des contacts à l’autre bout du monde peuvent sembler très proches alors que des contacts locaux peuvent passer pour être internationaux.

Que pense la Génération Z de la politique et de la démocratie ?

Cette génération suit les politiques via le web. Ces réseauteurs ont du mal avec les systèmes hiérarchiques, avec la démocratie représentative. Devoir transférer le pouvoir à quelqu’un d’autre qui se chargera de régler les situations pour eux, ne leur est pas naturel, ils veulent être eux-mêmes à la barre, participer au débat, participer aux décisions.

Comment atteint-on la Génération Z?

Où ces jeunes trouveront-ils leurs sources d’inspiration ? En ligne ou auprès d’individus de la vraie vie ?

Cette génération a pris l’habitude de mélanger ses sources d’inspiration. Il suffit pour s’en convaincre d’étudier les réactions suite au décès de Steve Jobs et l’impact d’une émission comme The Voice. Faire la différence entre le virtuel et le réel commence à ne plus être une préoccupation pertinente à leurs yeux.

Les mondes réel et virtuel ne sont pas différents pour la Génération Z. Le monde est le monde et il est à la fois en ligne et hors ligne. Les personnes de la vraie vie se retrouvent aussi sur la toile, et des personnages fictifs sont susceptibles d’apparaître en vrai. Finalement c’est plutôt ce qui se raconte qui est central et non pas comment ça se raconte.

Comment atteindre la Génération Z ?

  • Proposez de la structure et du sens ; c’est ce qu’ils recherchent
  • Entrez “réellement” en contact, appuyez-vous pour cela sur votre expérience et partagez-la
  • Proposez des défis qui s’inscrivent dans la durée ; en tant qu’employeur, par exemple, allez au-delà du salaire et parlez d’amélioration continue et d’excellence.

En cela, la Génération Z ne diffère pas trop des autres groupes d’âge. Les recommandations, surtout venant de proches, marchent souvent bien mieux que la publicité. La communication doit rester sur mesure. Ce qu’il faut cependant garder en tête les concernant :

  • Les réseaux sociaux sont cruciaux – il faut communiquer avec une transparence irréprochable. Impossible de se cacher ou de dresser écrans de fumée et miroirs
  • invitez la génération Z à participer au débat
  • C’est moins la motivation que l’inspiration qui compte.
Source : https://www.frankwatching.com